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Cession d’entreprise / parts sociales

Créer son entreprise d'aide administrative : le guide étape par étape

Par Maître Gabriel Aknin · Avocat en droit des affaires et M&A11 min de lecture
Sommaire

L'aide administrative aux particuliers, aux professions libérales et aux TPE est l'un des rares métiers de services qu'on peut lancer sans diplôme réglementé, avec un investissement de départ modeste et une demande réelle. Secrétariat indépendant, gestion de courrier, déclarations fiscales simples pour un artisan, suivi administratif pour une infirmière libérale, montage de dossiers CAF ou retraite pour un particulier : le marché existe. La question n'est pas de savoir si c'est viable, mais de choisir le bon cadre juridique et de ne pas rater les étapes qui déterminent votre protection sociale, votre fiscalité et votre capacité à facturer dès le premier mois.

Ce guide suit l'ordre réel des décisions à prendre, du choix du statut jusqu'au premier euro facturé. Comptez six à douze semaines entre la décision de vous lancer et l'immatriculation effective si vous préparez correctement votre dossier. Deux à trois semaines si vous optez pour la micro-entreprise sans accompagnement. Les aides à la création d'entreprise (ACRE, ARCE, dispositifs régionaux) sont réelles mais encadrées : les demander hors délai, c'est les perdre définitivement.

  1. Étape 1 — Cadrer l'activité et le marché

    Définir précisément les prestations vendues, la cible et le prix. Vérifier qu'aucune réglementation sectorielle ne s'applique (comptabilité, droit, immigration).

  2. Étape 2 — Choisir le statut juridique

    Micro-entreprise, EI classique, EURL ou SASU. Le choix engage votre fiscalité, votre protection sociale et votre capacité d'embauche.

  3. Étape 3 — Demander l'ACRE et les aides compatibles

    L'exonération partielle de cotisations se demande dans un délai strict. Certaines aides régionales se cumulent, d'autres non.

  4. Étape 4 — Immatriculer l'entreprise sur le guichet unique

    Depuis 2023, toutes les formalités passent par le guichet unique de l'INPI. Préparer les pièces en amont fait gagner trois semaines.

  5. Étape 5 — Ouvrir le compte bancaire et souscrire les assurances

    Compte dédié obligatoire au-delà d'un seuil de chiffre d'affaires. RC Pro recommandée, parfois exigée par les clients professionnels.

  6. Étape 6 — Mettre en place la facturation et la comptabilité

    Numérotation chronologique, mentions légales obligatoires, outil de facturation conforme à la réforme de la facturation électronique.

Cadrer l'activité avant de créer son entreprise d'aide administrative

L'aide administrative recouvre des réalités très différentes. Un secrétariat indépendant qui facture à l'heure pour saisir des devis d'artisans n'a rien à voir avec une structure qui monte des dossiers de surendettement ou qui aide des étrangers à constituer un titre de séjour. La première activité est libre. La seconde touche à des terrains réglementés où vous risquez l'exercice illégal.

La règle de prudence : tout ce qui relève du conseil juridique individualisé, de la représentation devant une administration ou de la tenue de comptabilité est encadré. La consultation juridique est réservée aux professionnels du droit. La tenue des comptes et l'établissement des déclarations fiscales à destination des tiers sont réservés aux experts-comptables. Vous pouvez aider à remplir un formulaire que votre client comprend et signe lui-même. Vous ne pouvez pas vous substituer à lui dans une démarche qui engage sa responsabilité juridique ou fiscale.

Délimiter les prestations vendables sans agrément

Les prestations sans difficulté réglementaire : saisie de documents, mise en forme de courriers, numérisation et archivage, gestion d'agenda, standard téléphonique à distance, suivi de facturation, relances clients, préparation de dossiers administratifs pour signature par le client. Pour aller plus loin (déclarations URSSAF d'un particulier employeur, dossiers MDPH, démarches retraite complexes), il faut vérifier le cadre au cas par cas.

Fixer un prix et un seuil de rentabilité réalistes

Les tarifs horaires observés en cabinet se situent entre 25 et 60 euros HT selon la technicité et la zone géographique. Les forfaits mensuels pour une TPE qui externalise son administratif tournent entre 300 et 1 500 euros HT. Posez votre seuil minimum de chiffre d'affaires mensuel avant toute formalité : il conditionne le choix du statut.

Choisir le statut juridique adapté à la création de société d'aide administrative

Quatre options couvrent 95 % des cas. La micro-entreprise pour tester l'activité ou rester en complément de revenu. L'entreprise individuelle classique pour les chiffres d'affaires supérieurs aux seuils micro. L'EURL et la SASU pour ceux qui veulent une structure sociétaire, soit par anticipation de croissance, soit pour optimiser leur rémunération.

Le choix n'est pas neutre. Il détermine votre régime social (travailleur indépendant ou assimilé salarié), votre fiscalité (impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés), votre protection chômage, votre capacité à vous associer et le coût de création. Un mauvais choix se corrige, mais le changement de statut en cours de route coûte plusieurs milliers d'euros et de la trésorerie bloquée.

Micro-entreprise : le bon réflexe au démarrage, pas toujours la bonne cible

Formalité en ligne gratuite, comptabilité réduite à un livre des recettes, cotisations sociales calculées en pourcentage du chiffre d'affaires encaissé (21,2 % en prestations de services BIC, 23,2 % en BNC en 2024, taux donnés à titre indicatif, vérifier à jour sur urssaf.fr). Pas d'impôt si vous ne facturez rien. Simple, souple, fait pour tester.

Les limites se voient vite. Plafonds de chiffre d'affaires annuel à ne pas dépasser deux ans de suite, impossibilité de déduire les charges réelles (loyer, logiciel, formation), franchise de TVA perdue dès le dépassement des seuils, image parfois défavorable auprès de certains clients grands comptes. Si vous visez 50 000 euros de chiffre d'affaires annuel ou plus avec des charges significatives, l'entreprise individuelle classique ou l'EURL devient plus intéressante.

EURL et SASU : quand l'enveloppe sociétaire s'impose

L'EURL est une SARL à associé unique. Vous êtes gérant travailleur non salarié, affilié à la Sécurité sociale des indépendants. Cotisations autour de 45 % de la rémunération nette, mais protection sociale correcte depuis l'adossement au régime général. L'imposition est à l'IR par défaut, option possible pour l'IS.

La SASU est une SAS à associé unique. Vous êtes président assimilé salarié, affilié au régime général des salariés hors assurance chômage. Cotisations autour de 80 % du salaire net, mais protection maladie et retraite identique aux salariés. Imposition à l'IS par défaut. Les dividendes ne supportent pas de cotisations sociales (seulement les prélèvements sociaux de 17,2 % plus l'impôt), ce qui ouvre une optimisation rémunération/dividendes à discuter avec un expert-comptable.

CritèreCritèreMicro-entrepriseEURLSASU
Régime social dirigeantTravailleur indépendant simplifiéTravailleur non salarié (SSI)Assimilé salarié (régime général, hors chômage)
Fiscalité par défautImpôt sur le revenu (abattement forfaitaire)Impôt sur le revenu, option IS possibleImpôt sur les sociétés, option IR 5 ans possible
Coût de créationGratuit (hors option TVA)200 à 1 500 € (annonce légale, statuts, dépôt)250 à 1 800 € (annonce légale, statuts, dépôt)
ComptabilitéLivre des recettes, pas de bilanComptabilité d'engagement, bilan annuelComptabilité d'engagement, bilan annuel

Demander l'ACRE et les aides à la création d'entreprise dans les délais

L'ACRE (aide aux créateurs et repreneurs d'entreprise) est l'aide centrale à ne pas rater. Elle exonère partiellement de cotisations sociales pendant les douze premiers mois d'activité. L'article D131-6-1 du Code de la sécurité sociale fixe cette durée. Le point de départ est soit la date d'affiliation si vous êtes non salarié, soit le début d'activité si vous êtes assimilé salarié.

La durée de l'exonération des cotisations dues par les personnes bénéficiant de l'aide à la création et à la reprise d'entreprise prévue à l'article L. 131-6-4 est de douze mois à compter soit de la date d'effet d'affiliation de l'assuré, s'il relève d'un régime de non-salariés, soit du début d'activité de l'entreprise, s'il relève d'un régime de salariés.
Article D131-6-1 du Code de la sécurité sociale

Les bénéficiaires sont définis à l'article L131-6-4 du même code : création ou reprise d'entreprise à titre indépendant, ou sous forme de société à condition d'en exercer effectivement le contrôle. L'exercice effectif du contrôle est essentiel. Monter une SASU dont vous détenez 100 % des parts et dont vous êtes président coche la case. Détenir 20 % d'une SAS avec plusieurs associés ne la coche pas.

[Création ou reprise] sous la forme d'une société, à condition d'en exercer effectivement le contrôle, notamment dans le cas où cette création ou reprise prend la forme d'une société mentionnée aux 11°, 12° ou 23° de l'article L. 311-3 du présent code.
Article L131-6-4 du Code de la sécurité sociale

Les règles de cumul à vérifier avant toute demande d'aide à la création d'entreprise

Toutes les aides ne se cumulent pas. L'article R5522-68 du Code du travail interdit par exemple le cumul de l'aide à la création d'entreprise avec un contrat d'apprentissage, un contrat d'accompagnement dans l'emploi ou un contrat emploi-jeune. Avant d'empiler les dispositifs, vérifier chaque texte. L'article D5522-70 encadre également l'affectation : lorsque l'aide est destinée à la création d'entreprise, 15 % maximum de son montant peut être consacré à des actions de conseil ou de formation à la gestion.

L'aide à la création d'entreprise ne peut être cumulée avec : 1° Un contrat d'apprentissage ; 2° Un contrat d'accompagnement dans l'emploi ; 3° Un contrat emploi-jeune.
Article R5522-68 du Code du travail

Les aides régionales pour la création de société

Les régions attribuent des aides directes (subventions, avances remboursables, prêts d'honneur) et des aides à la location de locaux. L'article R1511-7 du Code général des collectivités territoriales plafonne les aides à la location à 200 000 euros par entreprise sur trois exercices fiscaux. L'article R1511-15 précise que, dans les trois exercices suivant la création ou la reprise, le taux peut être porté à 75 %. Les montants et conditions précises se vérifient auprès de la région concernée, les règles européennes de minimis s'ajoutant au plafond national.

Immatriculer l'entreprise d'aide administrative sur le guichet unique

Depuis le 1er janvier 2023, l'ensemble des formalités de création se fait sur le guichet unique opéré par l'INPI (formalites.entreprises.gouv.fr). Les CFE physiques (chambres de commerce, URSSAF, greffes) n'enregistrent plus les dossiers. Toute la constitution se fait en ligne.

Les pièces à préparer varient selon le statut. Pour une micro-entreprise : pièce d'identité, justificatif de domicile de moins de trois mois, déclaration sur l'honneur de non-condamnation, attestation de filiation. Pour une EURL ou une SASU : les mêmes documents plus les statuts signés, l'attestation de dépôt de capital, l'attestation de parution d'avis de constitution dans un journal d'annonces légales, le justificatif de siège social.

Choisir le code APE et l'activité principale

Le code APE 8211Z « Services administratifs combinés de bureau » couvre la plupart des activités d'aide administrative aux entreprises. Pour une activité tournée vers les particuliers, 8299Z « Autres activités de soutien aux entreprises » peut également être retenu. L'INSEE attribue le code en fonction de la description que vous donnez. Rédigez cette description avec soin : elle sera reprise sur votre Kbis et conditionne votre convention collective si vous embauchez.

Le délai réel d'immatriculation

Micro-entreprise : 8 à 15 jours ouvrés en moyenne, parfois moins. Société (EURL, SASU) : 2 à 4 semaines si le dossier est complet, parfois davantage en cas de demande de pièces complémentaires par le greffe. Prévoir large pour les relations clients : ne pas annoncer une date de début de prestation ferme avant d'avoir reçu le Kbis ou l'avis Insee.

Ouvrir le compte bancaire et sécuriser les assurances professionnelles

Pour une société (EURL, SASU), le compte professionnel est obligatoire : le capital doit être déposé avant la signature des statuts, l'attestation de dépôt est une pièce du dossier d'immatriculation. Pour une micro-entreprise, un compte dédié (pas nécessairement « pro ») est obligatoire au-delà d'un seuil annuel de chiffre d'affaires sur deux années consécutives. Ouvrir dès le lancement un compte distinct de son compte personnel évite les frottements URSSAF et simplifie la comptabilité.

L'assurance responsabilité civile professionnelle n'est pas obligatoire pour une activité d'aide administrative, mais elle couvre les erreurs matérielles (perte de documents, erreur de saisie génératrice d'une pénalité pour le client, violation involontaire de données personnelles). Comptez 150 à 400 euros par an pour une couverture adaptée à un indépendant. Certains clients grands comptes l'exigent dans leurs conditions d'achat.

Facturer, déclarer et sécuriser les premiers mois d'activité

Chaque facture doit comporter les mentions obligatoires : identification complète des deux parties, numéro de facture dans une séquence chronologique continue, date d'émission, date d'exécution de la prestation, désignation précise, prix unitaire HT, taux et montant de TVA (ou mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI » si vous êtes en franchise), total HT, total TTC, conditions de règlement et pénalités de retard. Un logiciel de facturation conforme à la réforme de la facturation électronique est à prévoir dans votre budget outil.

La déclaration de chiffre d'affaires en micro-entreprise se fait mensuellement ou trimestriellement sur autoentrepreneur.urssaf.fr. En société, les acomptes IS, les déclarations de TVA et la liasse fiscale annuelle rythment l'année. L'oubli d'une déclaration, même à zéro, génère une majoration. Programmer les échéances dans un agenda dédié est le réflexe de base.

Suivre son seuil de TVA de près

La franchise en base de TVA s'applique sous un plafond annuel de chiffre d'affaires. En cas de dépassement, vous devenez redevable de la TVA à compter du premier jour du mois de dépassement (régime du seuil majoré). Facturer HT un client professionnel qui récupère la TVA n'a pas d'impact pour lui ; facturer HT un particulier qui ne la récupère pas renchérit votre prestation de 20 %. Anticiper le passage à la TVA, c'est anticiper une révision tarifaire.

Ce qu'il faut faire maintenant

  • Rédiger une description écrite précise de vos prestations et vérifier qu'aucune ne relève d'un métier réglementé
  • Projeter votre chiffre d'affaires des 12 premiers mois et comparer les cotisations sociales en micro, EURL et SASU sur ce chiffre
  • Si vous êtes demandeur d'emploi, prendre rendez-vous avec votre conseiller France Travail avant toute immatriculation pour cadrer ACRE, ARCE et maintien ARE
  • Préparer les pièces d'immatriculation en PDF (identité, domicile, statuts le cas échéant) avant d'ouvrir le dossier sur formalites.entreprises.gouv.fr
  • Ouvrir un compte bancaire dédié dès l'immatriculation et souscrire une RC Pro adaptée à votre volume d'activité

Questions fréquentes

  • Faut-il un diplôme pour créer son entreprise d'aide administrative ?

    Aucun diplôme n'est exigé pour exercer une activité d'aide administrative générale (secrétariat, saisie, gestion de courrier, préparation de dossiers). La seule contrainte est de ne pas empiéter sur des professions réglementées : conseil juridique individualisé réservé aux professionnels du droit, tenue de comptabilité et établissement de déclarations fiscales pour autrui réservés aux experts-comptables, consultation en gestion de patrimoine encadrée par un statut CIF. Un diplôme en secrétariat, gestion ou droit renforce la crédibilité mais ne conditionne pas l'immatriculation.

  • Combien coûte réellement la création d'une entreprise d'aide administrative ?

    En micro-entreprise, la création est gratuite : zéro frais d'immatriculation, pas d'annonce légale, pas de capital social. Les premiers frais arrivent avec l'ouverture du compte bancaire dédié (0 à 15 € par mois) et l'assurance responsabilité civile professionnelle (150 à 400 € par an). En EURL ou SASU, prévoir entre 200 et 1 800 € pour la création : annonce dans un journal d'annonces légales (120 à 200 €), frais de greffe (40 à 60 €), honoraires éventuels d'avocat ou d'expert-comptable pour la rédaction des statuts (500 à 1 500 €), et le capital social (1 € minimum légal, mais 500 à 2 000 € recommandés pour crédibilité bancaire).

  • L'ACRE est-elle automatique en micro-entreprise ?

    Non. Depuis 2020, l'ACRE n'est plus automatique en micro-entreprise. Une demande spécifique doit être déposée auprès de l'URSSAF, en principe lors de la déclaration de début d'activité ou dans les 45 jours qui suivent. Hors délai, la demande est irrecevable. Les conditions d'éligibilité sont également resserrées (demandeur d'emploi indemnisé ou non, bénéficiaire de certains minima sociaux, jeune de moins de 26 ans, salarié repreneur, etc.). En société (EURL, SASU), les règles diffèrent et l'exonération porte sur les cotisations personnelles du dirigeant pendant 12 mois selon l'article D131-6-1 du Code de la sécurité sociale.

  • Puis-je créer mon entreprise d'aide administrative tout en étant salarié ?

    Oui, dans la plupart des cas. Un salarié peut créer une entreprise à titre complémentaire, à condition de respecter une éventuelle clause d'exclusivité, une clause de non-concurrence et l'obligation de loyauté envers son employeur. L'employeur doit être informé si l'activité est susceptible d'entrer en concurrence. Les fonctionnaires relèvent d'un régime spécifique avec autorisation préalable obligatoire (déclaration ou cumul d'activités selon la nature). Côté cotisations, un salarié qui démarre une micro-entreprise cotise sur les deux statuts, sans minoration.

  • Quelle différence entre aide administrative et secrétariat juridique ?

    Le secrétariat juridique désigne l'assistance administrative apportée à un professionnel du droit (avocat, notaire, huissier) : préparation de dossiers, saisie d'actes, suivi de procédures sous la responsabilité du professionnel. L'aide administrative générale s'adresse à tout type de clientèle (particuliers, TPE, professions libérales) pour des prestations non juridiques. Un secrétariat juridique indépendant peut exister, mais la frontière avec le conseil juridique est stricte : rédiger un acte pour autrui ou donner un avis juridique individualisé relève du monopole des professions réglementées, sous peine de poursuites pour exercice illégal.

  • Dois-je facturer la TVA dès le début de mon activité ?

    Non, pas obligatoirement. Le régime de la franchise en base de TVA (article 293 B du CGI) permet de ne pas facturer la TVA tant que votre chiffre d'affaires reste sous un plafond annuel (le plafond varie dans le temps, à vérifier à jour sur impots.gouv.fr). Vous mentionnez alors sur chaque facture « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». En cas de dépassement du plafond majoré, vous devenez redevable de la TVA à compter du premier jour du mois de dépassement, avec obligation d'émettre des factures rectificatives. Vous pouvez aussi opter volontairement pour la TVA dès le début, notamment si vos clients sont des professionnels qui la récupèrent et si vous avez des achats soumis à TVA à déduire.