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Démembrement (usufruit / nue-propriété)

Donation avec réserve d'usufruit : un exemple complet, étape par étape

Par Maître Valérie Pons-Tomasello · Droit de la famille et des successionsMis à jour le 11 min de lecture
Sommaire

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Vous voulez transmettre un bien de votre vivant à vos enfants, mais sans perdre la main : continuer à l'habiter, à en percevoir les loyers, à en garder l'usage. La donation avec réserve d'usufruit est l'outil que les notaires utilisent le plus souvent pour répondre à ce besoin. Le donateur transmet la nue-propriété à ses enfants et conserve l'usufruit, c'est-à-dire le droit d'utiliser le bien et d'en tirer les revenus jusqu'à son décès.

L'intérêt est double. Vous anticipez la transmission, ce qui réduit le coût fiscal pour vos héritiers. Vous conservez la maîtrise économique du bien de votre vivant. À votre décès, l'usufruit s'éteint et vos enfants deviennent automatiquement pleins propriétaires, sans droits supplémentaires à payer sur l'usufruit rejoint à la nue-propriété.

Ce guide déroule un exemple complet, étape par étape : un parent qui souhaite donner un appartement locatif à ses deux enfants tout en continuant d'en percevoir les loyers. Vous verrez comment le dossier se construit chez le notaire, comment la valeur donnée est calculée, ce que cela coûte, quels pièges éviter et comment articuler l'opération avec un testament. Comptez trois à quatre semaines entre le premier rendez-vous notarial et la signature de l'acte.

  1. Étape 1 — Vérifier votre capacité et cadrer le projet

    Contrôle de la capacité juridique du donateur, arbitrage entre donation simple, donation-partage et testament, choix des bénéficiaires et du bien.

  2. Étape 2 — Évaluer le bien et calculer la valeur de la nue-propriété

    Estimation du bien en pleine propriété puis application du barème fiscal de l'article 669 du Code général des impôts selon l'âge de l'usufruitier.

  3. Étape 3 — Rédiger l'acte notarié et ses clauses de protection

    Clauses d'inaliénabilité, droit de retour conventionnel, interdiction d'apport en communauté, dispense de caution : ce qui doit figurer dans l'acte.

  4. Étape 4 — Signer, payer les droits et publier

    Signature de l'acte authentique, liquidation des droits de mutation à titre gratuit, publication au service de la publicité foncière pour les immeubles.

  5. Étape 5 — Articuler avec un testament et vivre l'usufruit

    Cohérence avec les dispositions testamentaires, gestion des travaux, des loyers, des ventes en cours d'usufruit et anticipation de son extinction.

Vérifier votre capacité et cadrer une donation avec réserve d'usufruit

Prenons un exemple concret. Madame Léger, 68 ans, veuve, souhaite donner à ses deux enfants majeurs un appartement locatif estimé à 300 000 €. Elle veut continuer à percevoir les loyers pour compléter sa retraite. La donation avec réserve d'usufruit est la structure adaptée : elle transmet la nue-propriété aux enfants, garde l'usufruit à vie.

Avant toute chose, le notaire vérifie deux points. D'abord la capacité de disposer du donateur. L'article 901 du Code civil pose un principe simple : pour faire une donation entre vifs ou un testament, il faut être sain d'esprit. Ensuite, la capacité de recevoir des donataires. L'article 902 précise que toutes personnes peuvent recevoir par donation entre vifs ou par testament, sauf celles que la loi déclare incapables. Un mineur peut donc recevoir, mais représenté par ses parents ou un administrateur ad hoc si nécessaire.

Pour faire une donation entre vifs ou un testament, il faut être sain d'esprit.
Article 901 du Code civil

Le cadrage porte ensuite sur la forme juridique. Trois options existent quand plusieurs enfants sont concernés. La donation simple, qui transmet à chaque enfant individuellement. La donation-partage, qui répartit et fige la valeur des biens au jour de l'acte, ce qui évite les contestations à l'ouverture de la succession. Le testament, qui ne prend effet qu'au décès et ne permet donc pas la réserve d'usufruit stricto sensu. Dans notre exemple, Madame Léger opte pour la donation-partage avec réserve d'usufruit : la valeur transmise sera figée au jour de l'acte, ce qui protège l'égalité entre ses deux enfants.

Dernier point de cadrage : la protection du donateur lui-même. La donation est en principe irrévocable. Ce qui est donné est donné. C'est pourquoi le premier rendez-vous notarial sert aussi à mesurer les conséquences patrimoniales : ressources restantes, financement d'une dépendance future, équilibre entre les enfants. Une donation trop large peut fragiliser la fin de vie du donateur.

Évaluer le bien et calculer la valeur de la nue-propriété donnée

L'assiette fiscale d'une donation avec réserve d'usufruit n'est pas la valeur du bien en pleine propriété : c'est la valeur de la seule nue-propriété transmise. Plus le donateur est jeune, plus la nue-propriété vaut peu ; plus il est âgé, plus elle vaut cher. Le barème de l'article 669 du Code général des impôts fixe la répartition entre usufruit et nue-propriété par tranches d'âge de dix ans.

L'estimation du bien en pleine propriété

Le point de départ, c'est la valeur vénale du bien au jour de la donation. Pour un immeuble, le notaire s'appuie sur les bases notariales de références de prix, les annonces comparables, éventuellement une expertise. Une sous-évaluation manifeste expose à un redressement de l'administration fiscale, avec intérêts de retard et majoration. Une surévaluation, à l'inverse, alourdit inutilement les droits à payer.

Dans notre exemple, l'appartement est estimé à 300 000 €. Madame Léger ayant 68 ans, elle relève de la tranche 61 à 70 ans du barème fiscal, qui valorise l'usufruit à 40 % et la nue-propriété à 60 %. La valeur retenue pour le calcul des droits est donc de 180 000 €, répartis entre les deux enfants soit 90 000 € par donataire.

L'abattement et le calcul des droits de donation

Chaque enfant bénéficie d'un abattement personnel sur les donations reçues d'un parent, renouvelable tous les quinze ans. Une fois cet abattement consommé, le barème progressif des droits de mutation à titre gratuit en ligne directe s'applique. L'article 784 du Code général des impôts organise le rappel fiscal : la valeur des biens donnés antérieurement s'ajoute à la nouvelle transmission, sauf pour les donations dépassant un certain délai.

La perception est effectuée en ajoutant à la valeur des biens compris dans la donation ou la déclaration de succession celle des biens qui ont fait l'objet de donations antérieures, à l'exception de celles...
Article 784 du Code général des impôts

Un avantage fiscal spécifique s'applique aux donations-partages. L'article 790 du Code général des impôts prévoyait historiquement une réduction de 35 % des droits liquidés, notamment quand le donateur avait moins de soixante-cinq ans. Le régime a évolué : les réductions d'âge dont bénéficiaient les donations-partages ont été restreintes puis largement supprimées pour les donations récentes. Le notaire vérifie au jour de l'acte ce qui reste applicable à votre situation.

Rédiger l'acte : les clauses qui protègent le donateur et sa famille

Une donation avec réserve d'usufruit se joue autant dans ses clauses que dans son principe. Un acte-type sans personnalisation expose à des difficultés dix ou vingt ans plus tard, quand le contexte familial a changé. Voici les clauses de protection que le notaire discute systématiquement lors du second rendez-vous.

La clause de droit de retour conventionnel

Elle permet au bien donné de revenir au donateur si le donataire décède avant lui, sans héritier direct ou dans les conditions fixées par la clause. Concrètement, si l'un des enfants de Madame Léger décède sans enfant, sa part de nue-propriété retourne à sa mère au lieu de partir vers son conjoint ou sa belle-famille. La Cour de cassation a rappelé la portée de ce mécanisme dans son arrêt du 21 octobre 2015, à propos d'une donation assortie d'un droit d'usage et d'habitation et d'un droit de retour conventionnel.

Jurisprudence
La Cour a examiné la portée d'une clause de droit de retour conventionnel figurant dans un acte de donation assorti d'une réserve de droit d'usage et d'habitation, rappelant que la rédaction précise des stipulations conditionne l'étendue du retour.

Cass. 1ère civ. — 2015-10-21 — n° 14-21.337

L'inaliénabilité et l'interdiction d'apport en communauté

La clause d'inaliénabilité interdit au donataire de vendre ou d'hypothéquer la nue-propriété sans l'accord du donateur, tant que l'usufruit dure. Elle doit être temporaire et justifiée par un intérêt sérieux et légitime. Elle sécurise le donateur : personne ne peut lui imposer un nouveau nu-propriétaire de son vivant. L'interdiction d'apport en communauté empêche, elle, que le bien donné entre dans le patrimoine commun du couple formé par le donataire, ce qui compliquerait un éventuel divorce.

La dispense de caution et d'emploi

Le Code civil impose en principe à l'usufruitier de fournir une caution pour garantir la restitution du bien. Dans les donations familiales, cette obligation est presque toujours écartée par une clause de dispense. Dans le cas particulier d'un quasi-usufruit portant sur des sommes d'argent ou des titres, une clause d'emploi ou de remploi peut être discutée : elle protège les nus-propriétaires en obligeant l'usufruitier à réinvestir les fonds dans des supports identifiés.

Jurisprudence
Une donation-partage portant sur des sommes d'argent avec réserve d'usufruit au profit des donateurs a été analysée comme un quasi-usufruit, permettant à un cohéritier d'exercer l'action en réduction pour atteinte à la réserve héréditaire.

Cass. 1ère civ. — 2012-11-14 — n° 11-25.973

Signer l'acte, payer les droits et publier la donation

L'acte est signé au rang des minutes du notaire, en présence du donateur et de tous les donataires. La signature vaut acceptation de la donation par les donataires, condition essentielle de sa validité. Sans acceptation expresse, la donation n'est pas parfaite : elle peut être révoquée à tout moment par le donateur. Cette exigence tombe souvent dans l'angle mort des familles qui pensent la donation acquise dès l'accord verbal des enfants.

Le notaire liquide ensuite les droits de mutation à titre gratuit. Il les prélève sur les fonds du donataire, ou sur ceux du donateur si l'acte prévoit une prise en charge des droits par ce dernier, ce qui constitue un supplément de donation. Un point souvent mal compris : la prise en charge des droits par le donateur ne génère pas de droits supplémentaires, contrairement à la logique intuitive. C'est un avantage fiscal admis par l'administration.

Le paiement des émoluments notariaux et la publication foncière

Les émoluments du notaire pour une donation-partage sont calculés selon le barème de l'article A444-68 du Code de commerce, sur la valeur en pleine propriété du bien, y compris quand l'usufruit est réservé. À cela s'ajoutent les débours (documents d'urbanisme, extraits cadastraux) et la contribution de sécurité immobilière due lors de la publication au service de la publicité foncière. Pour un immeuble, cette publication est obligatoire : elle rend la donation opposable aux tiers.

Les donations-partages donnent lieu à la perception d'un émolument proportionnel à la valeur en pleine propriété (y compris en cas de réserve d'usufruit) des biens donnés par chaque donateur, y compris les rapports, selon le barème fixé pour la donation-partage conjonctive.
Article A444-68 du Code de commerce

Dans le cas d'une donation-partage réincorporant un bien déjà donné antérieurement, l'article 776 A du Code général des impôts prévoit un mécanisme spécifique. Si la première donation est intervenue moins de six ans avant la donation-partage et que le bien est réattribué à un descendant du donataire initial, les droits acquittés lors de la première donation sont imputés sur ceux dus au titre de la donation-partage. Ce n'est pas de la double imposition.

Articuler la donation avec un testament et anticiper la fin de l'usufruit

Une donation avec réserve d'usufruit s'inscrit rarement seule dans une stratégie patrimoniale. Elle se combine presque toujours avec un testament et, quand le donateur est marié, avec une donation entre époux. L'objectif : garantir la cohérence entre les actes du vivant et les dispositions post-mortem.

Le testament, complément naturel de la donation

Le testament permet de disposer du reste du patrimoine, non concerné par la donation. Il peut aussi régler des questions que la donation n'a pas tranchées : attribution préférentielle d'un bien, désignation d'un exécuteur testamentaire, legs particulier à un tiers. Le testament peut être révisé jusqu'au dernier jour, contrairement à la donation qui est en principe irrévocable. Cette différence justifie souvent de garder pour le testament ce qui pourrait évoluer, et de figer par donation ce que l'on veut sécuriser dès aujourd'hui.

Pour la donation entre époux, également appelée donation au dernier vivant, l'acte est possible pendant le mariage et son coût est encadré par l'article A444-69 du Code de commerce, qui fixe un émolument forfaitaire. Elle augmente les droits du conjoint survivant sur la succession, notamment en lui offrant une option entre usufruit total et quotité disponible en pleine propriété.

Vivre l'usufruit : loyers, travaux, ventes

Pendant la durée de l'usufruit, la répartition des charges suit une règle éprouvée : l'usufruitier prend en charge les dépenses d'entretien courant et les impôts liés à la jouissance (taxe foncière selon accord, taxe d'habitation le cas échéant, charges de copropriété courantes). Le nu-propriétaire assume les grosses réparations, celles qui touchent au gros œuvre, à la toiture, aux murs porteurs. En pratique, l'acte de donation peut aménager cette répartition.

La vente du bien démembré exige l'accord des deux parties : usufruitier et nus-propriétaires. Le prix est réparti selon la valeur respective de l'usufruit et de la nue-propriété au jour de la vente, sauf convention de report du démembrement sur le prix ou sur un bien de remploi. Ces choix se préparent en amont : quand la famille est unie, tout le monde signe ; quand un désaccord surgit, la vente peut se bloquer pendant des années.

La donation avec réserve d'usufruit est un outil de transmission, pas un outil de contrôle. Le jour où les enfants doivent signer et refusent, le donateur découvre les limites de sa maîtrise.

L'extinction de l'usufruit intervient au décès de l'usufruitier. Elle est automatique. Les nus-propriétaires deviennent pleins propriétaires sans nouvelle formalité et sans droits de succession sur l'usufruit rejoint à la nue-propriété. C'est le principal levier fiscal du démembrement. La Cour de cassation, dans un arrêt du 11 décembre 2019, a eu l'occasion de rappeler la mécanique et ses conséquences sur les créances entre héritiers dans le cadre d'une donation-partage avec réserve d'usufruit portant sur une résidence principale.

Jurisprudence
L'arrêt examine une donation-partage avec réserve d'usufruit de la résidence principale consentie par un parent à ses deux enfants, et traite la question de l'existence d'un principe de créance entre les parties dans ce cadre.

Cass. 1ère civ. — 2019-12-11 — n° 18-22.869

Ce qu'il faut faire maintenant

  • Faire évaluer précisément le ou les biens que vous envisagez de donner, par un notaire ou un expert immobilier.
  • Recenser les donations déjà consenties dans les quinze dernières années, pour anticiper le rappel fiscal prévu par l'article 784 du Code général des impôts.
  • Réfléchir aux clauses de protection utiles à votre situation : droit de retour, inaliénabilité, interdiction d'apport en communauté.
  • Discuter en amont avec l'ensemble des enfants concernés pour éviter les blocages ultérieurs lors d'une vente ou d'un arbitrage.
  • Prendre rendez-vous chez un notaire pour valider la structure retenue (donation simple, donation-partage, articulation avec testament).

Questions fréquentes

  • Peut-on revenir sur une donation avec réserve d'usufruit après signature ?

    Non, en principe. La donation est irrévocable dès qu'elle a été acceptée par le donataire, conformément aux règles générales du Code civil. Trois exceptions strictes existent : l'inexécution des charges imposées au donataire, l'ingratitude au sens de la loi (attentat à la vie du donateur, sévices, injures graves, refus d'aliments) et la survenance d'un enfant après la donation, dans certaines conditions. En dehors de ces cas, ni le regret ni le changement de contexte familial ne permettent d'annuler l'acte. C'est pourquoi le cadrage préalable est déterminant.

  • Quelle est la différence entre donation simple et donation-partage avec réserve d'usufruit ?

    La donation simple transmet à chaque bénéficiaire individuellement. La valeur du bien est réévaluée au jour du décès du donateur pour vérifier l'équilibre entre héritiers, ce qui peut créer des tensions si le bien s'est fortement valorisé. La donation-partage, elle, répartit et fige la valeur au jour de l'acte : ce qui a été reçu ne sera plus réévalué. Elle offre donc une sécurité juridique supérieure quand plusieurs enfants sont concernés. En contrepartie, elle exige que tous les enfants soient présents à l'acte et acceptent le partage.

  • Comment se calcule la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété ?

    Le calcul fiscal suit un barème légal fixé par l'article 669 du Code général des impôts, découpé par tranches d'âge de dix ans. Plus l'usufruitier est jeune au jour de la donation, plus l'usufruit a de valeur et moins la nue-propriété en a. Ce barème vaut pour les droits d'enregistrement. Sur le plan économique, une évaluation contractuelle différente reste possible entre les parties, mais elle est peu utilisée en pratique pour les donations familiales, l'administration fiscale s'appuyant sur le barème légal.

  • Que se passe-t-il quand l'usufruitier décède ?

    L'usufruit s'éteint automatiquement au décès de l'usufruitier. Les nus-propriétaires deviennent pleins propriétaires sans nouvelle formalité et sans avoir de droits de succession à payer sur la valeur de l'usufruit qui rejoint la nue-propriété. C'est l'un des principaux intérêts fiscaux du démembrement : la valeur transmise n'est taxée qu'une seule fois, au jour de la donation initiale, sur la seule nue-propriété. Le notaire chargé de la succession établit une attestation de reconstitution de la pleine propriété, notamment pour la publication foncière quand le bien est un immeuble.

  • Un enfant peut-il refuser une donation avec réserve d'usufruit ?

    Oui, la donation exige l'acceptation expresse du donataire. Sans acceptation, l'acte n'est pas parfait. Un enfant peut donc refuser, souvent parce qu'il ne souhaite pas assumer les contraintes du démembrement (impossibilité de vendre sans accord, gestion partagée) ou parce qu'il craint des tensions familiales. En pratique, ce refus est rare mais possible. Si un enfant refuse, l'acte peut être signé avec les autres, ou repensé en donation à un seul enfant avec compensation au titre du partage successoral ultérieur.

  • La donation avec réserve d'usufruit protège-t-elle contre les créanciers du donataire ?

    Partiellement. Tant que l'usufruit dure, le nu-propriétaire dispose d'un droit peu exploitable économiquement : il ne peut ni vendre facilement, ni percevoir de revenus. Un créancier qui saisirait la seule nue-propriété se retrouverait avec un actif difficilement liquidable avant l'extinction de l'usufruit. La clause d'inaliénabilité renforce cette protection, à condition d'être justifiée par un intérêt sérieux et légitime et de rester temporaire. En cas de procédure collective ou de dettes fiscales importantes du donataire, un professionnel doit être consulté pour évaluer le risque réel.