Aller au contenu

Règlement de succession

Testament olographe et légataire universel : le guide pas à pas de la succession

Par Maître Valérie Pons-Tomasello · Droit de la famille et des successions11 min de lecture
Sommaire

Un proche est décédé. Quelques jours plus tard, un notaire vous appelle : un testament olographe vous institue légataire universel. Vous héritez, en principe, de la totalité du patrimoine du défunt. Mais entre ce papier écrit à la main et l'entrée effective dans les biens, il existe une procédure précise que la loi vous impose. Elle peut durer plusieurs mois, mobiliser un juge, exiger des publications, et se heurter aux droits d'autres héritiers.

Ce guide décrit, étape par étape, ce qu'un légataire universel doit faire à réception d'un testament olographe : le dépôt chez le notaire, l'ouverture officielle, la publicité, l'envoi en possession par le président du tribunal ou la délivrance par les héritiers réservataires, puis la fiscalité et la prise de possession effective. Chaque étape s'appuie sur les textes du Code civil et du Code de procédure civile qui gouvernent cette matière.

Le testament olographe est celui rédigé entièrement à la main par le défunt, daté et signé de sa main. Le légataire universel est la personne à qui il a entendu transmettre l'ensemble de son patrimoine. Deux notions simples en apparence, dont l'articulation soulève en pratique la quasi-totalité des difficultés successorales que vous allez traverser.

  1. Étape 1 — Confier le testament au notaire

    Le testament olographe est déposé chez un notaire, qui devient l'organisateur de la succession. Le dépôt est indispensable, même si vous êtes seul mentionné.

  2. Étape 2 — Ouverture et procès-verbal de description

    Le notaire ouvre le testament et dresse un procès-verbal officiel qui fige son contenu et son état matériel.

  3. Étape 3 — Publicité du testament

    Un avis est publié dans les quinze jours pour informer les tiers et ouvrir un délai d'opposition.

  4. Étape 4 — Envoi en possession ou délivrance du legs

    Selon la présence ou non d'héritiers réservataires, vous saisissez le président du tribunal ou vous obtenez la délivrance par les réservataires.

  5. Étape 5 — Déclaration de succession et fiscalité

    Vous déposez la déclaration de succession et acquittez les droits, qui dépendent de votre lien avec le défunt.

  6. Étape 6 — Entrée en possession des biens

    Une fois la procédure achevée, vous entrez juridiquement en possession des biens et pouvez en disposer.

Faire déposer le testament olographe chez un notaire dès le décès

Le premier réflexe, lorsque vous découvrez ou détenez un testament olographe qui vous institue légataire universel, est de ne pas le conserver seul. Vous devez le confier sans délai à un notaire. Ce dépôt n'est pas une simple formalité administrative : il conditionne toute la suite. Sans intervention notariale, aucune étape ultérieure n'est possible.

Le notaire compétent est en principe celui du lieu de résidence du défunt, mais rien ne vous empêche d'en choisir un autre. Les héritiers, l'exécuteur testamentaire et les légataires universels peuvent d'ailleurs convenir du choix d'un ou deux notaires pour l'ensemble des opérations, conformément à l'article 1319 du Code de procédure civile. En pratique, si vous êtes seul concerné, vous choisissez librement.

Le testament original doit être remis en main propre. Ne l'envoyez jamais par voie postale simple. Une pièce écrite à la main perdue en cours de route est extrêmement difficile à reconstituer, et sa disparition peut ouvrir un contentieux entier sur l'existence même du legs, comme l'illustre un arrêt de la Cour de cassation du 31 mars 2016 dans lequel l'original avait été perdu au cours d'une expertise judiciaire.

Si le testament était déjà en dépôt chez un notaire du vivant du défunt (option payante, tarifée par l'article A444-60 du Code de commerce), les choses sont plus simples : ce notaire vous contactera de lui-même à l'ouverture de la succession, ou pourra être identifié via le Fichier central des dispositions de dernières volontés. Dans tous les cas, le rôle du notaire dépositaire est central à partir de ce point.

Assister à l'ouverture officielle du testament olographe

Une fois le testament olographe entre ses mains, le notaire procède à son ouverture. Il ne s'agit pas d'un simple geste : la loi impose l'établissement d'un procès-verbal d'ouverture et de description. Ce document décrit l'état matériel du testament, son support, ses éventuelles ratures, sa datation, sa signature, et transcrit intégralement son contenu.

Cet acte a une valeur probatoire majeure. Il fige, à un instant donné, ce que dit le testament et dans quel état il se trouve. Si un contentieux naît plus tard, y compris sur l'authenticité de l'écriture, le procès-verbal servira de référence. C'est pour cette raison que sa rédaction est réglementée et tarifée : l'article A444-60 du Code de commerce fixe l'émolument dû au notaire pour cette prestation.

Garde du testament olographe avant le décès : 26,41 €. Procès-verbal d'ouverture et de description du testament olographe : 26,41 €.
Article A444-60 du Code de commerce

Votre présence n'est pas obligatoire, mais elle est recommandée. Vous pourrez ainsi constater vous-même l'état du document, poser vos questions au notaire, et lever tout doute sur la teneur exacte du texte qui vous concerne. Les autres héritiers présomptifs, s'il en existe, sont généralement invités à assister à cette lecture.

À ce stade, le testament est révélé, mais il n'est pas encore exécutoire. Le fait qu'il vous nomme légataire universel n'emporte pas transfert immédiat des biens. La suite dépend d'une distinction juridique fondamentale : y a-t-il, oui ou non, des héritiers auxquels la loi réserve une part de la succession ?

Publier l'avis de testament dans les quinze jours

Après le procès-verbal d'ouverture, la loi impose une publicité destinée à informer les tiers de l'existence du testament et de l'identité du légataire universel. Cette publicité n'est pas facultative : elle conditionne la suite de la procédure, notamment l'envoi en possession.

Dans les quinze jours suivant l'établissement du procès-verbal de l'ouverture et de l'état du testament mentionné à l'article 1007 du code civil, le notaire fait procéder à l'insertion d'un avis. Les frais de publicité sont à la charge du légataire universel.
Article 1378-1 du Code de procédure civile

Le délai de quinze jours court à compter du procès-verbal, non du décès. C'est le notaire qui organise la publication. Vous en supportez le coût : la loi met expressément les frais de publicité à votre charge en tant que légataire universel.

L'objectif de cette publicité est de permettre aux personnes qui s'estimeraient lésées de manifester leur opposition. Elle ouvre un délai pendant lequel un héritier écarté, un créancier ou toute personne intéressée peut se signaler et, le cas échéant, contester le testament. En pratique, la plupart des successions se déroulent sans opposition, mais lorsqu'il y en a une, elle change la nature de la procédure à suivre pour obtenir vos droits.

Une fois la publication effectuée et le délai d'opposition purgé (ou l'opposition traitée), vous entrez dans l'étape déterminante : obtenir juridiquement le droit de disposer des biens légués.

Obtenir l'envoi en possession du légataire universel devant le président du tribunal

Ici, tout dépend d'une question : le défunt a-t-il laissé des héritiers réservataires ? Les héritiers réservataires sont ceux à qui la loi garantit une part minimale de la succession, essentiellement les enfants et, dans certains cas, le conjoint survivant. En leur absence, vous êtes seul en présence : la procédure d'envoi en possession s'applique.

Dans le cas de l'article 1006, si le testament est olographe ou mystique, le légataire universel sera tenu de se faire envoyer en possession, par une ordonnance du président, mise au bas d'une requête.
Article 1008 du Code civil

Concrètement, votre avocat ou votre notaire dépose une requête devant le président du tribunal judiciaire du lieu d'ouverture de la succession. À cette requête sont joints le procès-verbal d'ouverture du testament, la preuve de la publicité effectuée, et les éventuels actes d'opposition. Le président vérifie la régularité de la procédure et, s'il n'y a pas d'obstacle, appose son ordonnance d'envoi en possession au bas de la requête.

Si une opposition a été formée pendant le délai de publicité, la procédure ne s'arrête pas, mais elle se complique : l'article 1378-2 du Code de procédure civile prévoit que le légataire se fait alors envoyer en possession par une ordonnance du président mise au bas de la requête à laquelle est joint l'acte d'opposition. Le juge peut être amené à trancher au fond, ou renvoyer les parties devant une formation collégiale si le contentieux est sérieux.

Jurisprudence
Le légataire universel qui revendique la succession sur le fondement d'un testament olographe reste exposé à une action en annulation, notamment fondée sur la contestation de l'écriture du défunt. L'envoi en possession ne purge pas ce risque.

Cass. 1ère civ. — 1986-04-08 — n° 84-14.118

Demander la délivrance du legs aux héritiers réservataires

Lorsque le défunt laisse des héritiers réservataires (enfants, ou à défaut de descendants, conjoint survivant selon les cas), le mécanisme change radicalement. Ces héritiers sont dits saisis de plein droit : à l'instant du décès, ils deviennent automatiquement propriétaires des biens de la succession. Vous, légataire universel, ne pouvez pas leur opposer directement le testament.

Lorsqu'au décès du testateur il y a des héritiers auxquels une quotité de ses biens est réservée par la loi, ces héritiers sont saisis de plein droit, par sa mort, de tous les biens de la succession ; et le légataire universel est tenu de leur demander la délivrance des biens compris dans le testament.
Article 1004 du Code civil

La délivrance est une demande formelle que vous adressez aux réservataires, généralement par acte notarié, pour qu'ils vous remettent la part du patrimoine qui excède leur réserve. Cette part s'appelle la quotité disponible. Elle est déterminée par la loi en fonction du nombre d'enfants.

Délivrance amiable : la voie normale

Dans la majorité des dossiers, la délivrance se règle chez le notaire, à l'amiable. Les héritiers réservataires signent un acte de délivrance, qui vaut reconnaissance de vos droits sur la quotité disponible. Le notaire liquide la succession, chacun reçoit sa part, et l'affaire est close en quelques mois.

L'intérêt d'une délivrance amiable est double : rapidité et coût maîtrisé. Pas d'audience, pas d'avocats en contentieux, pas de délais judiciaires. Vous entrez dans les biens dès la signature de l'acte, sous réserve du paiement des droits fiscaux.

Délivrance judiciaire : quand les réservataires refusent

Si les héritiers réservataires refusent de signer la délivrance, ou contestent la validité du testament olographe, vous devez saisir le tribunal judiciaire. Le juge tranchera alors la validité du legs et ordonnera, le cas échéant, la délivrance forcée. C'est la voie la plus longue et la plus coûteuse, mais elle reste ouverte au légataire dont les droits sont établis.

Les motifs de refus les plus fréquents rencontrés en cabinet sont la contestation de l'écriture du défunt, l'invocation d'un trouble mental au moment de la rédaction, ou la démonstration que le testament dépasse la quotité disponible et empiète sur la réserve. Une expertise en écriture est parfois ordonnée par le juge. La perte de l'original en cours d'expertise, comme dans l'affaire tranchée par la Cour de cassation le 31 mars 2016, est un scénario cauchemardesque, mais rare.

Jurisprudence
Lorsqu'un testament olographe est perdu au cours d'une expertise en écriture ordonnée pour vérifier sa validité, sa reconstitution devient un point de contentieux majeur pouvant conduire à l'invalidation du legs universel.

Cass. 1ère civ. — 2016-03-31 — n° 15-12.773

Déposer la déclaration de succession et payer les droits en tant que légataire universel

Une fois l'envoi en possession obtenu ou la délivrance signée, vous devez déclarer la succession à l'administration fiscale. Cette déclaration recense l'ensemble du patrimoine transmis, l'évalue, et permet le calcul des droits de succession dont vous êtes redevable en tant que légataire universel.

Un point de vigilance particulier concerne les donations antérieures que le défunt vous aurait consenties de son vivant. L'article 784 du Code général des impôts impose de les déclarer et d'en tenir compte dans le calcul : leur valeur est ajoutée à celle des biens compris dans la succession, ce qui peut relever la tranche d'imposition applicable.

La perception est effectuée en ajoutant à la valeur des biens compris dans la donation ou la déclaration de succession celle des biens qui ont fait l'objet de donations antérieures.
Article 784 du Code général des impôts

Le taux des droits varie selon votre lien avec le défunt. Un légataire universel qui n'est ni parent ni allié est fiscalement traité comme un tiers, ce qui entraîne l'un des taux les plus élevés du barème. Cette réalité fiscale surprend souvent les légataires : un ami ou un compagnon non marié peut voir une part substantielle du legs absorbée par les droits. L'anticipation patrimoniale, du vivant du testateur, aurait pu limiter ce coût, mais elle n'est plus possible après le décès.

En pratique, le notaire prépare la déclaration, la fait signer, puis vous transmet le montant à régler. Le paiement conditionne la clôture de la succession et, sur certains biens comme les immeubles, la levée définitive des inscriptions administratives à votre profit.

Prendre possession effective des biens transmis par le testament olographe

L'ordonnance d'envoi en possession ou l'acte de délivrance est le sésame juridique. Muni de ce titre et de la preuve du paiement des droits, vous accomplissez les formalités concrètes pour entrer dans chaque catégorie de biens : publication au service de la publicité foncière pour les immeubles, présentation aux banques pour les comptes, aux compagnies d'assurance pour les contrats non dénoués, et aux sociétés pour les parts sociales détenues par le défunt.

Chaque interlocuteur exigera l'acte notarié constatant vos droits et, pour la banque et les administrations, souvent le certificat de propriété ou l'attestation immobilière établie par le notaire. Anticipez cette étape avec lui : la production de ces documents en amont accélère la libération des avoirs et la mutation des immeubles à votre nom.

Le légataire universel est tenu de leur demander la délivrance des biens compris dans le testament.
Article 1004 du Code civil

Cette prise de possession achève juridiquement votre parcours. Vous devenez propriétaire, avec la faculté d'aliéner, donner, léguer à votre tour. Un dernier point mérite votre attention : conservez précieusement l'ensemble des actes de la succession. Ils vous serviront lors de la revente d'un immeuble, du calcul d'une plus-value, ou du règlement de votre propre succession.

Jurisprudence
Tant que le testateur est en vie, le testament olographe instituant un légataire universel est révocable à tout moment et n'affecte pas la libre disposition du patrimoine. Les droits du légataire ne naissent effectivement qu'au décès.

Cass. crim. — 2014-12-16 — n° 13-86.620

Ce qu'il faut faire maintenant

  • Mettre le testament olographe en sécurité et prendre rendez-vous chez un notaire du lieu d'ouverture de la succession dans les jours qui suivent le décès.
  • Rassembler l'acte de décès, votre pièce d'identité, et tout document permettant d'identifier les héritiers présomptifs et le patrimoine du défunt.
  • Demander au notaire de vérifier immédiatement l'existence ou non d'héritiers réservataires, ce qui déterminera la voie à suivre : envoi en possession ou demande de délivrance.
  • Anticiper le coût fiscal en interrogeant le notaire sur le taux applicable selon votre lien avec le défunt et sur les donations antérieures à intégrer.
  • Consulter un avocat en droit des successions dès qu'un désaccord se dessine ou que la validité du testament est mise en doute.

Questions fréquentes

  • Combien de temps prend la procédure complète pour un légataire universel désigné par testament olographe ?

    En l'absence d'héritier réservataire et de contestation, la procédure dure typiquement six à douze mois entre le décès et la prise de possession effective des biens. Le calendrier tient à trois grandes étapes : le dépôt et l'ouverture du testament chez le notaire (quelques semaines), la publicité obligatoire dans les quinze jours suivant le procès-verbal d'ouverture puis le délai d'opposition, et enfin l'obtention de l'ordonnance d'envoi en possession par le président du tribunal. Lorsque des héritiers réservataires sont présents et que la délivrance se règle à l'amiable, les délais restent proches. En cas de contentieux, notamment sur l'authenticité du testament, la durée peut dépasser deux à trois ans.

  • Un testament olographe peut-il être contesté après l'envoi en possession ?

    Oui. L'envoi en possession ne purge pas les contestations ultérieures. Un héritier qui n'a pas eu connaissance de la procédure, ou dont l'action était encore ouverte, peut engager une contestation portant sur la validité formelle du testament, l'authenticité de l'écriture, la capacité mentale du testateur au moment de la rédaction, ou l'atteinte à la réserve héréditaire. La jurisprudence en fournit de nombreux exemples, y compris avec des expertises en écriture ordonnées après plusieurs années. C'est pour cette raison qu'il est préférable, en cas de tensions familiales, de sécuriser dès l'origine la preuve de l'authenticité et de conserver l'original du testament dans un lieu protégé.

  • Qui paie les frais de publicité et les frais de notaire dans une succession testamentaire ?

    L'article 1378-1 du Code de procédure civile met les frais de publicité expressément à la charge du légataire universel. Les émoluments notariaux relatifs à la garde du testament olographe avant décès (26,41 €) et au procès-verbal d'ouverture et de description (26,41 €) sont tarifés par l'article A444-60 du Code de commerce. Les autres frais de la succession (actes de notoriété, attestations immobilières, déclaration fiscale, délivrance de legs) sont en pratique prélevés sur l'actif successoral ou avancés par le légataire et remboursés lors du règlement définitif. Un devis chiffré doit vous être remis par le notaire en début de dossier.

  • Que se passe-t-il si le testament olographe institue plusieurs légataires universels ?

    Un testament peut instituer plusieurs légataires universels conjointement : chacun a vocation à l'universalité des biens, mais tous partagent en fonction de la quote-part fixée par le testateur ou, à défaut, à parts égales. Chaque cohéritier légataire suit la même procédure : envoi en possession en l'absence de réservataire, ou demande conjointe de délivrance en leur présence. Les tensions entre colégataires ne sont pas rares en pratique, notamment sur l'attribution de biens spécifiques. Un accord signé chez le notaire, ou à défaut un partage judiciaire, permet de régler ces questions une fois les droits ouverts.

  • Le légataire universel doit-il payer les dettes du défunt ?

    Oui, en principe. Le légataire universel qui accepte purement et simplement le legs répond des dettes de la succession sur l'ensemble de son patrimoine personnel, dans la limite de la part transmise. Deux options existent pour se protéger : l'acceptation à concurrence de l'actif net, qui cantonne la responsabilité aux biens reçus, et la renonciation, qui écarte définitivement le légataire de la succession. Le choix se fait au vu de l'inventaire du patrimoine et du passif : c'est un point à évaluer avec le notaire avant toute prise de possession, car il engage votre patrimoine personnel.

  • Peut-on désigner un légataire universel par testament olographe sans passer par un notaire ?

    Oui, c'est même la caractéristique du testament olographe : il est valable sans intervention notariale, dès lors qu'il est écrit en entier de la main du testateur, daté avec précision et signé. Aucune autre formalité n'est exigée pour sa validité. En revanche, son exécution après le décès impose l'intervention d'un notaire pour l'ouverture, la description, la publicité, et suivant le cas, la préparation de la requête d'envoi en possession ou de l'acte de délivrance. Rédiger un testament olographe est donc gratuit ; le mettre en œuvre au décès ne l'est pas.