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SCI et décès d'un associé : la procédure complète pour les héritiers
Sommaire
- Lire les statuts et comprendre le régime applicable au décès d'un associé de SCI
- Déclarer le décès au gérant et aux co-associés de la SCI
- Déclencher la procédure d'agrément des héritiers prévue par les statuts
- Faire évaluer les parts sociales de la SCI à la date du décès
- Formaliser l'entrée des héritiers ou leur indemnisation dans la SCI
- Déclarer la transmission des parts de SCI à la succession et au fisc
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Un associé d'une SCI vient de décéder. Vous êtes héritier, co-associé ou gérant, et vous découvrez que la société continue, s'arrête, ou que vous devez obtenir un agrément dont personne ne vous a parlé. Les règles qui s'appliquent dépendent d'un seul document : les statuts. Et selon ce qu'ils disent, la suite peut aller du formalisme léger (vous devenez associé automatiquement) au contentieux lourd (évaluation judiciaire des parts, retrait forcé, dissolution).
Ce guide détaille la procédure à suivre, étape par étape, lorsqu'un associé d'une société civile immobilière décède. Il part du principe que la succession vient d'être ouverte et que vous disposez du temps légal pour agir — généralement quelques mois avant que les premières décisions soient à prendre. L'enjeu est double : préserver vos droits sur la valeur des parts, et éviter de bloquer la société faute d'avoir respecté la procédure d'agrément. La durée totale réaliste, dans un dossier qui ne tourne pas au contentieux, se situe entre quatre et douze mois.
Étape 1 — Lire les statuts et identifier le régime applicable
Avant toute démarche, vous devez savoir ce que prévoient les statuts : continuation avec les héritiers, agrément préalable, continuation avec les survivants ou dissolution.
Étape 2 — Déclarer le décès aux organes de la SCI
Le gérant doit être informé officiellement du décès et de l'identité des héritiers, pour qu'il engage la procédure prévue par les statuts.
Étape 3 — Déclencher la procédure d'agrément si elle est prévue
Si les statuts imposent l'agrément des héritiers, une assemblée doit être convoquée. Un refus a des conséquences financières lourdes qu'il faut anticiper.
Étape 4 — Faire évaluer les parts sociales
Que les héritiers deviennent associés ou soient évincés, la valeur des parts doit être fixée au jour du décès, selon des règles précises.
Étape 5 — Formaliser l'entrée des héritiers ou leur indemnisation
Modification des statuts, publicité, enregistrement : la transmission des parts doit être inscrite pour être opposable aux tiers.
Lire les statuts et comprendre le régime applicable au décès d'un associé de SCI
La première chose à faire n'est pas d'appeler le notaire, ni le gérant. C'est de récupérer les statuts de la SCI, à jour, et de les lire ligne à ligne. Tout ce qui va suivre en dépend.
L'article 1870 du Code civil pose le principe de base pour toutes les sociétés civiles, dont la SCI : la société n'est pas dissoute par le décès d'un associé et continue avec ses héritiers ou légataires. Les statuts peuvent toutefois écarter cette règle, en imposant un agrément préalable, en continuant la société avec les seuls associés survivants, ou en prévoyant sa dissolution.
La société n'est pas dissoute par le décès d'un associé, mais continue avec ses héritiers ou légataires, sauf à prévoir dans les statuts qu'ils doivent être agréés par les associés. [...] Il peut toutefois, être convenu que ce décès entraînera la dissolution de la société ou que celle-ci continuera avec les seuls associés survivants.
Concrètement, quatre scénarios peuvent se présenter dans vos statuts. Transmission libre et automatique : les héritiers deviennent associés sans formalité particulière, c'est le régime de droit commun. Transmission soumise à agrément : les héritiers doivent être agréés par les associés survivants selon les règles fixées par les statuts, le plus souvent à la majorité ou à l'unanimité. Continuation avec les seuls survivants : les héritiers n'entrent pas dans la société et reçoivent la valeur des parts. Dissolution : la société s'éteint, et les parts sont partagées entre les héritiers et les survivants dans le cadre de la liquidation.
La Cour de cassation a rappelé en 2023 que les héritiers ne deviennent pas automatiquement associés : encore faut-il que les statuts prévoient explicitement cette continuation ou que leur application soit démontrée (Cass. 3ème civ., 9 mars 2023, n° 21-21.698). En pratique, un héritier qui prétend être devenu associé sans produire les statuts correspondants s'expose à voir sa qualité contestée par les survivants.
La Cour écarte toute automaticité : la transmission des parts d'une SCI aux héritiers de l'associé décédé suppose soit une clause statutaire qui l'organise, soit la démonstration de son application. À défaut, les héritiers ne peuvent pas se prévaloir de la qualité d'associé.
Cass. 3ème civ. — 2023-03-09 — n° 21-21.698
Déclarer le décès au gérant et aux co-associés de la SCI
Une fois le régime statutaire identifié, l'étape suivante consiste à informer officiellement la société. Cette formalité est trop souvent négligée, parce qu'elle paraît évidente dans les SCI familiales où tout le monde connaît tout le monde. Elle est pourtant indispensable pour faire courir les délais et pour engager la procédure.
L'information doit être adressée par écrit au gérant, en recommandé avec accusé de réception. Elle comporte trois éléments : la copie de l'acte de décès, l'identité complète des héritiers ou légataires concernés par les parts, et la copie des documents successoraux dont vous disposez à ce stade (acte de notoriété, attestation du notaire, testament éventuellement). Si plusieurs héritiers sont concernés, un courrier unique signé par chacun ou présenté par le notaire chargé de la succession évite les malentendus.
Le gérant qui reçoit cette notification doit en informer les autres associés et déclencher la procédure prévue par les statuts. Dans l'intervalle, il continue d'administrer la société, mais il ne peut pas valablement convoquer les héritiers à une assemblée tant que leur qualité d'associé n'est pas acquise, soit par le jeu automatique des statuts, soit par l'agrément.
Déclencher la procédure d'agrément des héritiers prévue par les statuts
Si les statuts imposent l'agrément des héritiers, c'est à cette étape que se joue l'essentiel. L'agrément peut être donné à la majorité, à la majorité qualifiée ou à l'unanimité des associés survivants : relisez la clause mot à mot, parce qu'une majorité simple et une unanimité ne donnent pas du tout les mêmes rapports de force.
La procédure se déroule en trois temps. Convocation d'une assemblée des associés survivants par le gérant, dans le délai fixé par les statuts. Vote sur l'agrément de chaque héritier nommément désigné. Notification du résultat aux héritiers, par acte extrajudiciaire ou par recommandé selon ce que prévoient les statuts. Un refus d'agrément doit être motivé si les statuts l'imposent, ce qui n'est pas obligatoire par principe.
Conséquences d'un refus d'agrément sur les parts sociales de SCI
Si l'agrément est refusé, les héritiers ne deviennent pas associés. Ils ont alors droit à la valeur des parts de l'associé décédé, selon les règles de l'article 1870-1 du Code civil. Ce droit est fondamental : il interdit à la société et aux survivants d'évincer gratuitement les héritiers d'une SCI dont ils seraient en droit de recueillir les parts par succession.
Les héritiers ou légataires qui ne deviennent pas associés n'ont droit qu'à la valeur des parts sociales de leur auteur. [...] La valeur de ces droits sociaux est déterminée au jour du décès dans les conditions prévues à l'article 1843-4.
La jurisprudence est stricte sur ce point. Un légataire particulier qui s'est vu attribuer des parts par testament mais qui n'a pas été agréé comme associé ne peut pas prétendre aux bénéfices distribués par la SCI après le décès (Cass. 3ème civ., 2 septembre 2020, n° 19-14.604). Il n'a droit qu'à la valeur des parts, pas aux fruits qu'elles produisent entre-temps.
Le légataire particulier non agréé par les associés d'une SCI ne peut prétendre aux bénéfices distribués postérieurement au décès de l'auteur du legs. Son droit se limite à la valeur des parts, les loyers encaissés dans l'intervalle restant à la société.
Cass. 3ème civ. — 2020-09-02 — n° 19-14.604
Faire évaluer les parts sociales de la SCI à la date du décès
L'évaluation des parts est le point qui cristallise le plus de litiges. Que les héritiers deviennent associés ou qu'ils soient évincés, un chiffre doit être posé : il sert à la déclaration de succession, aux droits à payer, et éventuellement à l'indemnisation des héritiers non agréés.
La règle est fixée par l'article 1870-1 du Code civil : la valeur est déterminée au jour du décès, selon les modalités de l'article 1843-4. Trois voies sont possibles. Évaluation amiable, lorsque la société, les héritiers et les survivants s'accordent sur un prix ou sur une méthode. Évaluation par expert désigné d'un commun accord, dont la décision s'impose aux parties. Évaluation par expert désigné en justice, lorsque l'accord n'est pas trouvé.
L'évaluation d'une SCI à l'actif principalement immobilier combine plusieurs méthodes : valeur vénale des immeubles diminuée des dettes, prise en compte des loyers, décote d'illiquidité pour les parts minoritaires. Un expert immobilier intervient souvent en appui de l'expert comptable, surtout quand le patrimoine comporte plusieurs lots ou des biens atypiques.
Quand la dissolution de la SCI s'impose au décès de l'associé
Certaines SCI prévoient que le décès d'un associé entraîne la dissolution. Cette clause est valable : la Cour de cassation l'a confirmé en 2014 pour une SCI dont les statuts prévoyaient cette conséquence au décès de l'un des trois associés fondateurs (Cass. 3ème civ., 12 juin 2014, n° 13-16.309). La société entre alors en liquidation, un liquidateur est désigné, les actifs sont réalisés et le produit net est partagé entre les héritiers et les survivants au prorata de leurs parts.
Les statuts d'une SCI peuvent valablement, sur le fondement de l'article 1870 du Code civil, prévoir que le décès d'un associé déterminé entraîne la dissolution de la société ou sa continuation entre les seuls associés survivants. La clause doit être rédigée de manière suffisamment précise pour désigner la situation visée.
Cass. 3ème civ. — 2014-06-12 — n° 13-16.309
La dissolution n'est pas toujours une mauvaise option pour les héritiers, surtout quand la mésentente est acquise avec les survivants. Mais elle est fiscalement lourde : vente des immeubles, taxation des plus-values éventuelles, droits de partage. L'arbitrage entre agrément refusé avec rachat des parts et dissolution-liquidation est à faire au cas par cas, idéalement avant d'engager toute procédure.
Dans une SCI familiale, l'erreur classique n'est pas juridique : c'est d'engager une procédure d'agrément sans avoir chiffré en amont ce que coûtera, pour la société, un refus d'agrément.
Formaliser l'entrée des héritiers ou leur indemnisation dans la SCI
Une fois le régime appliqué et la valeur fixée, reste à formaliser la transmission. Les démarches diffèrent selon que les héritiers deviennent associés ou qu'ils sortent avec la valeur de leurs parts.
Entrée des héritiers comme associés de la SCI
Lorsque les héritiers deviennent associés, trois actes doivent être réalisés dans l'ordre. Procès-verbal de l'assemblée constatant la transmission des parts et, le cas échéant, l'agrément accordé. Mise à jour des statuts pour refléter la nouvelle répartition du capital. Dépôt au greffe du tribunal de commerce du siège de la SCI, pour que la nouvelle composition soit opposable aux tiers. L'enregistrement de l'acte de cession aux impôts n'est pas requis pour une transmission par décès, qui relève des droits de succession et non des droits d'enregistrement de cession.
La répartition exacte des parts entre héritiers peut rester en indivision ou faire l'objet d'un partage. Tant que le partage n'est pas intervenu, l'ensemble des indivisaires est réputé associé pour le lot indivis. Un seul représentant exerce les droits de vote dans les assemblées. Le partage, qui attribue à chaque héritier des parts individualisées, est généralement conseillé pour éviter les blocages ultérieurs.
Sortie des héritiers avec paiement de la valeur des parts
Lorsque les héritiers ne deviennent pas associés, la société ou les survivants doivent payer la valeur des parts. Les modalités sont fixées par les statuts : paiement comptant, échelonné, assorti ou non d'intérêts. En l'absence de clause, le paiement est en principe exigible à la fixation définitive de la valeur. Le défaut de paiement ouvre droit, pour les héritiers, à agir en justice pour obtenir leur règlement, et éventuellement à demander la dissolution de la société s'ils démontrent que leurs droits sont gravement compromis.
Dans les sociétés civiles d'une autre nature que la SCI, un associé peut par ailleurs se retirer pour justes motifs, en application de l'article 1869 du Code civil, lorsqu'un désaccord durable rend sa participation intenable. Ce mécanisme reste exceptionnel pour une SCI, mais il peut être invoqué par un héritier devenu associé qui se trouve dans une situation de blocage avec les survivants.
Sans préjudice des droits des tiers, un associé peut se retirer totalement ou partiellement de la société, dans les conditions prévues par les statuts ou, à défaut, après autorisation donnée par une décision unanime des autres associés.
Déclarer la transmission des parts de SCI à la succession et au fisc
En parallèle des démarches internes à la SCI, les héritiers doivent intégrer les parts dans la succession du défunt. Le notaire chargé du règlement de la succession recueille l'évaluation retenue, l'inscrit dans la déclaration de succession et calcule les droits applicables. La valeur à déclarer est celle fixée au jour du décès, cohérente avec celle retenue dans le cadre interne de la SCI.
Deux pièges à anticiper. Premièrement, la valeur déclarée au fisc et la valeur retenue pour l'agrément ou le rachat doivent coïncider. Une divergence trop marquée expose à un redressement ou à un contentieux ultérieur entre héritiers et survivants. Deuxièmement, les parts d'une SCI à prépondérance immobilière suivent des règles d'évaluation spécifiques, qui tiennent compte de la valeur réelle des immeubles détenus, et pas seulement de la valeur comptable des parts.
Le délai pour déposer la déclaration de succession est en principe de six mois à compter du décès lorsque celui-ci est intervenu en France. Les évaluations définitives de parts de SCI arrivent souvent après : il est possible, et courant, de déposer une déclaration provisoire, puis une déclaration rectificative une fois la valeur fixée.
Ce qu'il faut faire maintenant
- Récupérer la version à jour des statuts de la SCI, déposée au greffe du tribunal de commerce du siège.
- Notifier le décès au gérant par recommandé avec accusé de réception, accompagné de l'acte de décès et des documents successoraux disponibles.
- Demander au notaire chargé de la succession une pré-évaluation des parts, en coordination avec le gérant de la SCI.
- Désigner un représentant unique de l'indivision successorale si plusieurs héritiers sont concernés par les parts.
- Fixer un délai écrit au gérant pour la convocation de l'assemblée d'agrément, s'il est prévu par les statuts et tarde à l'engager.
Questions fréquentes
La SCI est-elle automatiquement dissoute au décès d'un associé ?
Non, c'est l'inverse. L'article 1870 du Code civil pose comme principe que la société civile n'est pas dissoute par le décès d'un associé et continue avec ses héritiers ou légataires. Les statuts peuvent toutefois prévoir une autre solution : agrément préalable des héritiers, continuation avec les seuls survivants ou dissolution de la société. La lecture précise des statuts est donc indispensable, car ils peuvent inverser totalement le régime par défaut. Lorsque les statuts sont silencieux, les héritiers deviennent associés sans formalité d'agrément, sous réserve de la validité de la transmission successorale.
Les héritiers deviennent-ils toujours associés d'une SCI au décès de leur auteur ?
Pas nécessairement. Pour qu'ils deviennent associés, il faut soit que les statuts prévoient explicitement la continuation avec les héritiers, soit que le régime par défaut de l'article 1870 s'applique, soit qu'un agrément prévu par les statuts leur soit accordé. La Cour de cassation l'a rappelé le 9 mars 2023 (pourvoi n° 21-21.698) : il n'y a pas d'automaticité. Si les statuts imposent un agrément et que celui-ci est refusé, les héritiers n'entrent pas dans la société et perçoivent la valeur de leurs parts, conformément à l'article 1870-1 du Code civil.
Comment est fixée la valeur des parts de SCI en cas de décès ?
La valeur est déterminée au jour du décès, selon les modalités de l'article 1843-4 du Code civil auquel renvoie l'article 1870-1. Trois voies existent en pratique : évaluation amiable entre la société, les héritiers et les survivants ; évaluation par un expert désigné d'un commun accord ; évaluation par un expert désigné en justice si l'accord n'est pas trouvé. Pour une SCI détenant principalement des immeubles, la valeur retenue tient compte de la valeur vénale des biens, des dettes de la société et, le cas échéant, d'une décote d'illiquidité pour les parts minoritaires. La valeur fixée doit être cohérente avec celle déclarée au titre des droits de succession.
Que faire si le gérant de la SCI ne convoque pas l'assemblée d'agrément ?
La première étape est une mise en demeure par recommandé avec accusé de réception, adressée au gérant, en lui rappelant son obligation statutaire et en fixant un délai raisonnable pour convoquer l'assemblée. Si le silence persiste, les héritiers peuvent saisir le président du tribunal judiciaire du lieu du siège social, en référé, pour obtenir soit la désignation d'un mandataire ad hoc chargé de convoquer l'assemblée, soit directement une injonction au gérant. Documenter chaque démarche est essentiel : la preuve de la diligence des héritiers conditionne la recevabilité et la rapidité de la procédure judiciaire.
Peut-on faire dissoudre la SCI contre l'avis des associés survivants ?
Oui, mais dans des cas limités. La dissolution peut d'abord être automatique si les statuts l'ont prévue au décès d'un associé, comme l'a admis la Cour de cassation le 12 juin 2014 (pourvoi n° 13-16.309). Elle peut aussi être prononcée par le juge pour justes motifs, en cas de mésentente paralysant le fonctionnement de la société. Enfin, un héritier devenu associé peut, dans les conditions de l'article 1869 du Code civil, demander son retrait lorsque les relations avec les survivants rendent sa participation intenable. Chacune de ces voies suppose une préparation sérieuse du dossier, car la jurisprudence encadre strictement la dissolution-sanction.
Les règles sont-elles les mêmes pour toutes les formes juridiques de sociétés ?
Non. Les articles 1870 et 1870-1 du Code civil ne régissent que les sociétés civiles, dont la SCI. Pour une SARL, une SAS, une SA ou d'autres formes juridiques régies par le Code de commerce, le décès d'un associé ou actionnaire obéit à des règles propres, souvent plus souples en matière de transmission. Si le défunt détenait des participations dans plusieurs sociétés de formes différentes, chaque participation doit être traitée selon son propre régime : les statuts de chaque société, le Code applicable et les éventuelles clauses extra-statutaires (pactes d'associés notamment) sont à examiner séparément.
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