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Contrat commercial & rupture

Pas de porte ou droit au bail : comment choisir et sécuriser l'opération

Par Maître Romain Mirabile · Avocat en IP/IT et droit commercial12 min de lecture
Sommaire

Vous reprenez un local commercial et le bailleur vous demande un « pas de porte ». Le cédant du précédent locataire, lui, exige un « droit au bail ». Les deux sommes ressemblent à un ticket d'entrée, mais elles n'ont ni la même nature juridique, ni le même régime fiscal, ni le même interlocuteur.

La confusion coûte cher. Un pas de porte mal qualifié peut être requalifié en supplément de loyer et remonter dans le calcul du loyer de renouvellement. Un droit au bail payé à un cédant qui n'avait pas le droit au renouvellement est, lui, un chèque signé pour rien. Dans les deux cas, le droit d'enregistrement de 11,80 % prévu par l'article 725 du Code général des impôts tombe sur l'acquéreur, souvent sans qu'il l'ait anticipé.

Ce guide détaille les six étapes pour sécuriser l'opération, que vous soyez preneur entrant, preneur sortant ou bailleur. Comptez trois à six mois entre les premières négociations et la signature définitive, selon la complexité du local et l'existence d'un droit de préemption communal.

  1. Étape 1 — Identifier la nature exacte de la somme

    Pas de porte versé au bailleur ou droit au bail versé au preneur sortant : la qualification détermine tout le reste.

  2. Étape 2 — Vérifier l'éligibilité au statut des baux commerciaux

    Sans statut applicable, pas de droit au renouvellement, donc pas de droit au bail cessible qui tienne la route.

  3. Étape 3 — Évaluer la somme et négocier

    Comparables de marché, état du local, durée restante du bail, attractivité de l'emplacement : la valeur se construit, elle ne se décrète pas.

  4. Étape 4 — Purger le droit de préemption de la commune

    La cession d'un bail commercial dans un périmètre de sauvegarde doit être notifiée au maire par déclaration préalable.

  5. Étape 5 — Rédiger et signer l'acte

    Clauses obligatoires, garanties, dépôt de garantie, agrément du bailleur quand il est stipulé : la rédaction fait la différence.

  6. Étape 6 — Enregistrer l'acte et payer le droit de 11,80 %

    Le droit d'enregistrement est dû dans le mois de la signature. Son assiette inclut le prix, mais aussi les charges imposées à l'acquéreur.

Étape 1 — Identifier si vous payez un pas de porte ou un droit au bail

La première erreur consiste à utiliser les deux termes comme des synonymes. Ils désignent deux opérations distinctes qui n'ont ni le même payeur, ni le même bénéficiaire, ni les mêmes conséquences juridiques.

Le pas de porte est versé par le preneur entrant au bailleur, à l'occasion de la signature initiale du bail. Il rémunère le droit d'entrée dans les lieux, parfois la contrepartie d'un loyer modéré pour les années suivantes, parfois la valeur commerciale de l'emplacement pour le propriétaire. Deux qualifications coexistent en pratique : le supplément de loyer anticipé (le pas de porte sera réintégré dans le calcul du loyer de renouvellement) ou l'indemnité contractuelle sans contrepartie locative (il ne remontera pas dans ce calcul).

Le droit au bail est versé par le preneur entrant au preneur sortant. Il rémunère la cession d'un contrat de bail en cours, avec sa durée restante, son loyer souvent inférieur au marché et surtout son droit au renouvellement attaché au statut des baux commerciaux. Le bailleur n'encaisse rien, mais il doit généralement donner son agrément à la cession si le bail le prévoit.

Toute cession d'un droit à un bail ou du bénéfice d'une promesse de bail portant sur tout ou partie d'un immeuble, quelle que soit la forme qui lui est donnée par les parties, qu'elle soit qualifiée cession de pas de porte, indemnité de départ ou autrement, est soumise à un droit d'enregistrement de 11,80 %.
Article 725 du Code général des impôts

Vous devez donc identifier qui encaisse. Si c'est le bailleur et uniquement lui, vous êtes dans la logique du pas de porte à la signature initiale. Si c'est le locataire précédent qui vous transfère son bail en cours, vous achetez un droit au bail. Les deux opérations ne se confondent jamais, même si la fiscalité d'enregistrement les traite parfois de manière proche.

Étape 2 — Vérifier l'éligibilité du local au statut des baux commerciaux

Un droit au bail n'a de valeur que si le bail cédé relève bien du statut des baux commerciaux. Sans ce statut, le preneur n'a pas de droit au renouvellement, et personne ne paiera pour reprendre un contrat qui s'éteindra à son terme sans indemnité d'éviction.

L'article L145-2 du Code de commerce liste les locaux auxquels le statut s'applique de plein droit ou peut être étendu, mais il exclut aussi certaines situations. Les baux de courte durée, les conventions d'occupation précaire, les locations saisonnières ou les baux portant sur des locaux accessoires relèvent de régimes distincts. Avant toute négociation, vous devez vérifier la nature exacte du contrat et le détail des surfaces.

Cas particulier : le terrain nu avec constructions

Lorsque le bail porte sur un terrain nu sur lequel le preneur a édifié des constructions, l'éligibilité au statut n'est pas automatique. La Cour de cassation l'a rappelé en 2020 : le droit au renouvellement est subordonné à des conditions précises, notamment l'existence de constructions exploitées avec le consentement exprès du propriétaire. Un local présenté comme « commercial » qui ne remplit pas ces conditions ne donnera aucun droit au bail valorisable.

Jurisprudence
Le preneur à bail d'un terrain nu sur lequel sont édifiées des constructions ne peut bénéficier du droit au renouvellement du bail que confère le statut des baux commerciaux que s'il remplit les conditions légales, notamment l'exploitation des constructions avec le consentement exprès du propriétaire.

Cass. 3e civ. — 2020-01-23 — n° 19-11.215

La même logique s'applique quand le preneur a perdu son droit au renouvellement, par exemple pour défaut d'immatriculation au registre du commerce et des sociétés en cours de bail. Un arrêt du 28 mai 2020 a jugé qu'une société dépourvue du droit au renouvellement ne peut pas opposer au bailleur une valeur de bail à la sortie. Si vous achetez le droit au bail d'un commerce dans cette situation, vous achetez du vide.

Jurisprudence
Un preneur qui n'a plus le droit au renouvellement ne peut valoriser aucun droit au bail à la cession, l'indemnité éventuelle de départ étant privée de cause.

Cass. 3e civ. — 2020-05-28 — n° 19-15.001

Étape 3 — Évaluer le prix du pas de porte ou droit au bail à payer

L'évaluation est le point sur lequel se joue la rentabilité de l'opération. Aucun barème officiel n'existe. Le prix se négocie à partir de comparables, de la durée restante du bail, de l'écart entre le loyer en cours et le loyer de marché, et de l'attractivité de l'emplacement.

Les paramètres à chiffrer pour un droit au bail

Trois éléments font la valeur. Premier : le différentiel de loyer. Si le bail en cours affiche un loyer inférieur de 30 % au marché, cet écart capitalisé sur la durée restante constitue le cœur de la valeur du droit au bail. Deuxième : la qualité du bail lui-même, notamment les clauses de destination (plus elles sont larges, plus le droit au bail vaut), de répartition des charges et de révision. Troisième : la position de l'emplacement, qui pèse sur l'attractivité pour un repreneur futur.

Les paramètres à chiffrer pour un pas de porte

Pour un pas de porte, la négociation porte surtout sur sa qualification. Si le bailleur impose un pas de porte en contrepartie d'un loyer plafonné, vous devez obtenir la mention expresse dans l'acte qu'il s'agit d'un supplément de loyer anticipé. Cette mention pèsera lors du renouvellement : le juge des loyers commerciaux pourra l'intégrer au calcul. Si le pas de porte est présenté comme une pure indemnité d'entrée, vérifiez qu'aucune contrepartie de loyer n'est stipulée en parallèle, sous peine de requalification.

Étape 4 — Purger le droit de préemption communal sur le bail commercial

Depuis la loi du 2 août 2005, les communes peuvent instituer un périmètre de sauvegarde du commerce et de l'artisanat de proximité, à l'intérieur duquel toute cession de bail commercial, de fonds de commerce ou de fonds artisanal est soumise au droit de préemption de la commune. Si le local se trouve dans un tel périmètre, l'opération ne peut aboutir sans purge préalable.

Sont soumises aux dispositions du présent chapitre les aliénations à titre onéreux de fonds artisanaux, de fonds de commerce ou de baux commerciaux. La déclaration préalable comporte également le bail commercial, le cas échéant, et précise le chiffre d'affaires lorsque la cession porte sur un bail commercial ou un fonds artisanal ou commercial.
Article L214-1 du Code de l'urbanisme

La déclaration préalable doit être adressée en mairie avant la signature définitive. Elle indique le prix et les conditions de la cession, et comporte les éléments relatifs au bail et au chiffre d'affaires. La commune dispose d'un délai pour exercer son droit de préemption, acquérir aux conditions proposées ou renoncer. À défaut de réponse dans ce délai, le droit est purgé et la vente peut se poursuivre.

Si la commune préempte, elle doit rétrocéder le bail à un commerçant ou un artisan. L'article R214-12 du Code de l'urbanisme précise qu'avant toute rétrocession, le maire publie un avis en mairie pendant quinze jours, et que la rétrocession d'un bail commercial reste subordonnée à l'accord préalable du bailleur. Autrement dit, même préempté, le bail ne peut changer de titulaire sans l'aval du propriétaire des murs.

Étape 5 — Rédiger l'acte de cession ou le bail avec pas de porte

La rédaction fait la différence entre une opération sécurisée et un contentieux à venir. Qu'il s'agisse d'un pas de porte intégré au bail initial ou d'une cession de droit au bail entre preneurs, l'acte doit nommer précisément les choses.

Clauses à faire figurer dans un acte de cession de droit au bail

L'acte identifie le bail cédé par sa date, son bailleur, son local, sa durée et son loyer en cours. Il reproduit ou vise les clauses essentielles, en particulier la destination autorisée, la clause d'agrément du bailleur, le dépôt de garantie et les conditions de restitution. Il stipule le prix, le mode de paiement et les garanties. Il précise si le cédant reste solidaire du cessionnaire pour le paiement des loyers, obligation prévue par les clauses de solidarité fréquentes dans les baux commerciaux.

L'agrément du bailleur, lorsqu'il est stipulé dans le bail, doit être obtenu avant la signature définitive. Il prend généralement la forme d'un acte distinct ou d'une intervention à l'acte de cession. Sans cet agrément, la cession est inopposable au bailleur et le cessionnaire ne pourra pas se prévaloir du bail à son profit.

Clauses à faire figurer dans un bail commercial avec pas de porte

Le bail doit qualifier expressément le pas de porte. Supplément de loyer anticipé ou indemnité d'entrée sans contrepartie locative : la mention conditionne la fiscalité pour le bailleur et le traitement du pas de porte lors du renouvellement. Si l'acte est muet, le juge interprétera au regard de l'économie générale du contrat, souvent au désavantage du preneur.

Dépôt de garantie et paiement mensuel du loyer

Le dépôt de garantie est fréquemment réévalué à l'occasion d'une cession. L'article L145-40 du Code de commerce prévoit que ces sommes ne portent pas intérêt au profit du preneur. Vérifiez le montant stipulé et son articulation avec les loyers d'avance éventuellement imposés.

Le paiement mensuel du loyer est de droit lorsque le preneur à bail d'un local destiné à l'exercice d'une activité de commerce de détail ou de gros ou de prestations de services à caractère commercial en fait la demande. Cette demande prend effet à compter de l'échéance suivante de paiement du loyer prévue par le bail.
Article L145-32-1 du Code de commerce

Pour les commerces de détail, de gros et les prestataires de services à caractère commercial, le paiement mensuel du loyer est désormais de droit sur simple demande, par dérogation à la stipulation trimestrielle traditionnelle. Pensez à l'invoquer dès la signature si votre trésorerie l'exige.

Étape 6 — Enregistrer l'acte et acquitter le droit de 11,80 %

L'enregistrement est l'étape finale, souvent sous-estimée dans le budget d'acquisition. Toute cession d'un droit à un bail, quelle qu'en soit la qualification choisie par les parties, est soumise au droit d'enregistrement de 11,80 % prévu par l'article 725 du Code général des impôts. Ce droit est dû dans le mois qui suit la signature de l'acte.

L'assiette du droit est le prix stipulé, auquel s'ajoutent toutes les charges imposées à l'acquéreur. Si le cessionnaire reprend par exemple un stock, du matériel ou s'engage à régler des arriérés de loyer, ces éléments s'ajoutent au prix pour le calcul du droit. L'administration peut rectifier l'assiette si elle estime la valeur déclarée inférieure à la valeur vénale.

L'enregistrement se fait auprès du service de la publicité foncière et de l'enregistrement du lieu de situation de l'immeuble. En pratique, l'avocat ou le notaire rédacteur se charge des formalités. Conservez l'original enregistré : il constitue le titre de votre droit au bail et sera demandé lors de toute cession ultérieure, de toute négociation de renouvellement ou de tout contentieux.

Ce qui attend le pas de porte ou droit au bail lors du renouvellement

Payer un droit au bail ou un pas de porte n'est pas seulement un investissement à l'entrée. Ces sommes jouent un rôle lors du renouvellement du bail commercial, moment où le loyer peut être révisé et où la pérennité du commerce se négocie.

Pour le pas de porte qualifié de supplément de loyer, la jurisprudence admet qu'il soit pris en compte dans le calcul du loyer de renouvellement, en diminution de la valeur locative. Pour celui qualifié d'indemnité d'entrée sans contrepartie locative, il reste en dehors du calcul. La qualification initiale pèse donc dix, douze ou quinze ans plus tard.

Pour le droit au bail, il n'intervient pas directement dans la fixation du loyer de renouvellement, qui obéit à l'article L145-33 du Code de commerce et aux critères de la valeur locative. En revanche, il contribue à la valeur économique de votre fonds, et donc à la négociation globale avec le bailleur sur les clauses du bail renouvelé.

Jurisprudence
Le mécanisme du droit d'option au renouvellement et la fixation du loyer selon les critères de l'article L. 145-33 du Code de commerce ne portent pas atteinte au droit d'accès au juge garanti par l'article 6 § 1 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Cass. 3e civ. — 2024-05-30 — n° 22-16.447

Ce qu'il faut faire maintenant

  • Identifier précisément qui encaisse la somme : bailleur (pas de porte) ou preneur sortant (droit au bail).
  • Vérifier auprès de la mairie l'existence d'un périmètre de sauvegarde du commerce sur l'adresse du local.
  • Demander au cédant une copie complète du bail en cours, de tous ses avenants et de la preuve d'immatriculation au RCS.
  • Chiffrer le droit d'enregistrement de 11,80 % dans votre budget total d'acquisition, en plus du prix affiché.
  • Faire relire l'acte par un avocat avant signature, en particulier la qualification du pas de porte et les clauses d'agrément et de solidarité.

Questions fréquentes

  • Quelle différence concrète entre pas de porte et droit au bail ?

    Le pas de porte est versé par le preneur entrant au bailleur, à la signature d'un bail commercial neuf. Il rémunère l'entrée dans les lieux et peut être qualifié soit de supplément de loyer anticipé, soit d'indemnité contractuelle sans contrepartie locative. Le droit au bail est versé par le preneur entrant au preneur sortant lors d'une cession de bail en cours. Il rémunère la reprise d'un contrat avec sa durée restante, son loyer souvent inférieur au marché et son droit au renouvellement. Les deux opérations sont toutes deux soumises au droit d'enregistrement de 11,80 % prévu par l'article 725 du Code général des impôts, mais elles ne mobilisent pas les mêmes acteurs ni les mêmes garanties.

  • Le pas de porte est-il récupérable à la fin du bail ?

    Non, en principe. Le pas de porte s'analyse comme une somme définitivement acquise au bailleur, qu'il soit qualifié de supplément de loyer anticipé ou d'indemnité d'entrée. Il n'est pas remboursé en fin de bail, contrairement au dépôt de garantie. Si le pas de porte est qualifié de supplément de loyer, il peut être pris en compte lors du renouvellement pour minorer le loyer applicable. Cette modération implicite ne constitue pas une restitution. Pour une restitution expresse en cas de départ anticipé, il faut une clause spécifique négociée dans le bail d'origine.

  • Faut-il l'accord du bailleur pour céder un droit au bail ?

    La plupart des baux commerciaux comportent une clause d'agrément qui impose l'accord écrit du bailleur pour toute cession du bail isolément du fonds de commerce. En revanche, la cession du bail accompagnée du fonds de commerce est protégée par la loi et ne peut être interdite, même si des clauses d'agrément peuvent encadrer les conditions d'intervention du bailleur. En cas de refus d'agrément, le juge peut être saisi pour vérifier le caractère légitime du refus. Sans agrément quand il est requis, la cession est inopposable au bailleur et le cessionnaire ne peut pas se prévaloir du bail.

  • Qui paie le droit d'enregistrement de 11,80 % ?

    Par principe, le droit d'enregistrement est à la charge de l'acquéreur, c'est-à-dire du preneur entrant. L'acte peut toutefois stipuler une répartition différente entre les parties. Le droit est calculé sur le prix de cession, auquel s'ajoutent les charges imposées à l'acquéreur (reprise de stock, matériel, arriérés de loyer). L'enregistrement doit intervenir dans le mois suivant la signature de l'acte, auprès du service de la publicité foncière et de l'enregistrement du lieu de situation de l'immeuble. L'avocat ou le notaire rédacteur prend généralement en charge la formalité et son règlement.

  • Peut-on contester le prix d'un pas de porte ou d'un droit au bail après signature ?

    Après signature, la contestation du prix est juridiquement difficile. Le pas de porte et le droit au bail obéissent à la liberté contractuelle : les parties fixent le montant qu'elles acceptent. Une contestation est envisageable en cas de dol (manœuvres frauduleuses du cédant sur la valeur réelle), d'erreur substantielle, ou de vice caché affectant le bail cédé (par exemple la perte non révélée du droit au renouvellement). L'administration fiscale peut également rectifier l'assiette du droit d'enregistrement si elle estime la valeur déclarée très inférieure à la valeur vénale. Une évaluation professionnelle avant signature reste la meilleure protection.

  • Que se passe-t-il si la commune préempte le bail commercial ?

    Si la commune exerce son droit de préemption dans un périmètre de sauvegarde, elle se substitue à l'acquéreur initial aux conditions proposées dans la déclaration préalable. Elle doit ensuite rétrocéder le bail à un commerçant ou un artisan dans un délai défini. L'article R214-12 du Code de l'urbanisme impose au maire de publier un avis en mairie pendant quinze jours avant toute rétrocession, et subordonne cette rétrocession à l'accord préalable du bailleur. Le preneur sortant perçoit le prix, mais l'acquéreur initial perd l'opération, sauf s'il est désigné comme rétrocessionnaire. D'où l'importance de vérifier l'existence d'un périmètre avant toute négociation avancée.