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Licenciement économique

Changer de convention collective : la procédure étape par étape

Par Maître Guillaume Ghestem · Avocat en droit social11 min de lecture
Sommaire

Vous dirigez une entreprise dont l'activité a évolué, vous reprenez une société dont la convention collective ne correspond plus à la réalité du terrain, ou vous constatez qu'une autre convention couvrirait mieux vos salariés. La question se pose alors : peut-on vraiment changer de convention collective, et à quelles conditions ? La réponse est oui, mais le chemin est balisé par le Code du travail et contrôlé étroitement par le juge.

Changer de convention collective n'est pas une décision unilatérale de l'employeur, encore moins une préférence personnelle du salarié. C'est une procédure collective qui mobilise les représentants du personnel, impose des délais incompressibles et produit des effets sur chaque contrat de travail individuel. Mal menée, elle expose l'entreprise à des rappels de salaires, à des annulations devant le conseil de prud'hommes et à un contentieux de longue durée avec les organisations syndicales.

Ce guide détaille la procédure complète, étape par étape, pour un employeur qui souhaite modifier la convention collective applicable à son entreprise. La durée totale d'une telle opération, dénonciation incluse, s'étale habituellement sur dix-huit à vingt-quatre mois. Les salariés concernés et leurs représentants y trouveront aussi les repères pour vérifier que la procédure est conforme et leurs droits préservés.

  1. Étape 1 — Diagnostiquer la convention réellement applicable

    Identifier l'activité principale réelle de l'entreprise, le code NAF effectivement représentatif et la convention qui en découle juridiquement.

  2. Étape 2 — Choisir la voie juridique du changement

    Simple mise à jour, dénonciation de l'accord en vigueur, mise en cause automatique à la suite d'un transfert, ou accord de performance collective : la stratégie dépend du contexte.

  3. Étape 3 — Informer et consulter le CSE

    Le comité social et économique rend un avis motivé sur le projet. Son information préalable conditionne la régularité de toute la procédure.

  4. Étape 4 — Négocier avec les organisations syndicales

    Un accord d'adaptation ou de substitution doit être recherché, en particulier lorsque la nouvelle convention remplace une convention préexistante dénoncée.

  5. Étape 5 — Formaliser et déclarer le changement

    Dépôt du nouvel accord, mise à jour des bulletins de paie, affichage, information individuelle des salariés et actualisation du registre unique.

  6. Étape 6 — Gérer les effets individuels sur les contrats

    Traiter les clauses contractuelles contraires, les avantages acquis, les refus éventuels et les conséquences en cas de rupture consécutive au changement.

Étape 1 — Diagnostiquer la convention collective réellement applicable à votre entreprise

Avant de songer à changer de convention collective, encore faut-il déterminer celle qui s'applique aujourd'hui. L'erreur la plus fréquente que l'on rencontre en cabinet consiste à se référer uniquement à la mention portée au contrat de travail ou au bulletin de paie. Ce rattachement est une présomption, pas une vérité juridique.

La règle est posée par le juge depuis plusieurs décennies : la convention collective applicable est celle qui correspond à l'activité principale réellement exercée par l'entreprise, telle qu'elle ressort du chiffre d'affaires et de la masse salariale. Le code NAF attribué par l'INSEE est un indice, pas une preuve. Si votre activité a évolué, par exemple d'une activité de distribution vers une activité de services, la convention historiquement appliquée peut avoir cessé de correspondre à votre situation sans que personne ne s'en soit aperçu.

Jurisprudence
La Cour de cassation rappelle, à propos de la convention collective de la répartition pharmaceutique, que la mention portée aux contrats ne lie pas le juge : seule l'activité réelle principale détermine la convention applicable, et cette activité se démontre par des éléments économiques objectifs.

Cour de cassation — 2024-10-02 — n° 22-21.772

Concrètement, vous commencez par un audit : analyse du chiffre d'affaires par activité sur les trois derniers exercices, décompte de la masse salariale par type de poste, examen des conventions candidates au regard de leur champ d'application professionnel et territorial. Ce diagnostic décide de la suite. Si la convention actuellement appliquée est bien la bonne, « changer » suppose une procédure formelle de dénonciation. Si elle ne l'était pas, il s'agit en réalité d'une régularisation, qui obéit à des règles différentes.

Étape 2 — Choisir la voie juridique du changement de convention collective

Changer de convention collective recouvre plusieurs réalités juridiques distinctes, qu'il faut qualifier avant toute démarche. Le choix de la voie commande la procédure, les délais et la force opposable du résultat.

La régularisation d'une convention incorrectement appliquée

Si votre diagnostic révèle que la convention mentionnée au contrat n'est pas celle qui correspond à l'activité réelle, vous ne « changez » pas de convention : vous rétablissez l'application de la bonne. Cette régularisation est en principe immédiate, mais elle peut déclencher des demandes de rappels portant sur les différences d'avantages passées.

La dénonciation de la convention collective en vigueur

Lorsque la convention actuelle est bien celle qui s'applique mais que l'employeur ou les signataires souhaitent y mettre fin, la voie est la dénonciation. Elle obéit à un formalisme strict : notification à tous les signataires, dépôt auprès de l'autorité administrative, préavis minimal fixé par le Code du travail, puis période de survie de la convention pendant laquelle une négociation de substitution doit s'ouvrir. À défaut d'accord de substitution dans le délai imparti, les salariés présents à la date de dénonciation conservent, sous conditions, le bénéfice de leur rémunération acquise.

La mise en cause consécutive à une opération de restructuration

Fusion, cession, scission, transfert d'activité : lorsqu'une entreprise change de périmètre et que la convention applicable ne peut plus l'être en l'état, la convention est automatiquement mise en cause. S'ouvre alors une période pendant laquelle employeur et syndicats doivent négocier un accord d'adaptation ou de substitution. Ce mécanisme concerne tout particulièrement les reprises de marché.

Jurisprudence
Dans une affaire de reprise d'un marché de transport de voyageurs, la Cour a rappelé que la poursuite des relations de travail dans le cadre d'un accord professionnel supposait le respect strict des conditions posées par cet accord : la convention nouvellement applicable ne se présume pas, elle doit être démontrée au regard du cadre conventionnel invoqué.

Cour de cassation — 2018-02-28 — n° 16-19.450

L'accord de performance collective

Instrument de flexibilité créé par les ordonnances travail, l'accord de performance collective permet, pour répondre aux nécessités liées au fonctionnement de l'entreprise ou pour préserver ou développer l'emploi, de modifier la durée du travail, la rémunération et la mobilité professionnelle ou géographique. Il ne remplace pas une convention collective, mais il peut aboutir à écarter certaines de ses stipulations. Son usage reste encadré.

Jurisprudence
La Chambre sociale a jugé qu'un accord de performance collective ne pouvait porter atteinte aux libertés individuelles et collectives des salariés que dans la stricte mesure nécessaire aux objectifs poursuivis, et qu'un salarié licencié pour refus de ses stipulations conserve le droit de contester la conformité de l'accord lui-même.

Cour de cassation — 2026-05-28 — n° 24-19.461

Jurisprudence
La Haute juridiction a précisé qu'une convention collective ne peut être écartée au seul motif qu'elle ne conviendrait plus à l'employeur ou au salarié, sauf à ce que la convention elle-même autorise une dérogation contractuelle expresse dans son champ.

Cour de cassation — 2026-07-01 — n° 25-12.008

Étape 3 — Informer et consulter le CSE sur le changement de convention collective

Le changement de convention collective affecte directement l'organisation du travail, la rémunération et les classifications. À ce titre, il entre dans le champ de la consultation obligatoire du comité social et économique sur les mesures affectant la marche générale de l'entreprise. Omettre cette étape fragilise toute la procédure et expose l'employeur à un délit d'entrave.

La consultation suppose une information préalable sérieuse et écrite. Le CSE doit disposer des deux textes conventionnels à comparer, d'une étude d'impact chiffrée (salaires, classifications, temps de travail, prévoyance, congés payés, primes), d'un calendrier et des motifs de la décision envisagée. Un délai raisonnable doit lui être laissé pour rendre son avis, à défaut de délai spécifique prévu par accord d'entreprise.

L'avis du CSE n'est pas conforme : il est consultatif. L'employeur peut passer outre un avis défavorable, mais il doit pouvoir démontrer que la consultation a été loyale et complète. En pratique, un avis motivé défavorable, étayé par une expertise, pèse lourd si le dossier arrive devant le tribunal judiciaire ou le conseil de prud'hommes.

Étape 4 — Négocier avec les organisations syndicales dans les relations collectives de travail

Le changement de convention collective relève par nature des relations collectives de travail. Dès lors qu'une dénonciation ou une mise en cause est engagée, une négociation doit s'ouvrir avec les organisations syndicales représentatives dans l'entreprise. L'objectif est de conclure un accord de substitution ou d'adaptation qui réglera la transition et, le cas échéant, maintiendra certains avantages de la convention sortante.

La négociation doit être loyale. L'employeur fournit un diagnostic chiffré de la convention entrante et de ses écarts avec l'actuelle, propose un calendrier de réunions, convoque toutes les organisations représentatives et consigne les propositions dans un procès-verbal. Un refus de négocier, ou une négociation menée de pure forme, est sanctionné par le juge.

Les groupements ayant la capacité d'ester en justice dont les membres sont liés par une convention collective de travail peuvent exercer toutes les actions qui naissent de cette convention en faveur de leurs membres.
Article L135-4 du Code du travail

Cette disposition rappelle que les organisations syndicales disposent, de plein droit, de la capacité d'agir en justice pour faire respecter la convention collective. Un changement conduit sans négociation ou en contournement du cadre légal expose l'entreprise à une action syndicale, indépendamment des demandes individuelles des salariés.

La Commission nationale de la négociation collective donne un avis motivé au ministre chargé du travail sur l'extension des conventions collectives, ainsi que sur le retrait de l'arrêté portant extension d'une convention collective dans les conditions fixées par le Code.
Article L136-2 du Code du travail

Lorsque le changement envisagé fait passer l'entreprise d'une convention étendue à une autre convention étendue, la logique administrative est stabilisée. Les cas sensibles sont ceux où l'une des conventions n'est pas étendue, ou lorsque l'activité relève d'un champ secteur sous agrément, par exemple le secteur social et médico-social.

Sous réserve des dispositions de l'article R. 314-200, les conventions collectives de travail, les conventions d'entreprise ou d'établissement et les accords de retraite applicables aux salariés des établissements mentionnés sont soumis à agrément.
Article R314-197 du Code de l'action sociale et des familles

Dans le champ médico-social, le changement de convention collective ne produit ses effets qu'après agrément ministériel. Les établissements financés par les pouvoirs publics ne peuvent pas s'affranchir de ce contrôle, qui vise à vérifier la compatibilité des engagements conventionnels avec les budgets publics.

Les conventions collectives et accords de retraite applicables au personnel des organismes de sécurité sociale restent soumis à agrément dans les conditions prévues à l'article L. 123-1 du code de la sécurité sociale.
Article R314-200 du Code de l'action sociale et des familles

Étape 5 — Formaliser l'application d'une nouvelle convention collective et informer les salariés

L'accord de substitution ou d'adaptation signé, encore faut-il lui donner effet. La formalisation obéit à plusieurs obligations cumulatives, dont le non-respect peut rendre l'accord inopposable aux salariés ou aux organismes de contrôle.

Dépôt et publicité de l'accord d'entreprise

L'accord doit être déposé sur la plateforme nationale TéléAccords et au greffe du conseil de prud'hommes du lieu de signature. Il entre en vigueur, sauf stipulation contraire, le lendemain de son dépôt. Une version anonymisée est publiée dans la base de données nationale.

Information collective et individuelle

L'employeur doit afficher sur les lieux de travail la mention de la nouvelle convention collective applicable et tenir un exemplaire à jour à la disposition des salariés. Il remet à chaque nouveau salarié une notice d'information. L'intitulé exact de la convention et son identifiant doivent apparaître sur chaque bulletin de paie.

Mise à jour des contrats et outils RH

Classifications, grilles de salaires, intitulés de poste, régimes de prévoyance et de retraite complémentaire, règles de congés, dispositifs de temps de travail : tous les paramètres rattachés à la convention doivent être réactualisés dans la paie et dans les systèmes d'information RH. Un défaut de mise à jour, même partiel, génère des erreurs de paie qui ouvrent la voie à des rappels individuels.

Étape 6 — Gérer les effets du changement de convention collective sur les contrats de travail

Changer de convention collective produit des effets individuels, parfois significatifs, sur chaque contrat de travail. Trois questions reviennent systématiquement dans les dossiers : le maintien des avantages acquis, le sort des clauses contractuelles contraires et la gestion des refus individuels.

Le maintien de la rémunération acquise en cas d'absence d'accord de substitution

Si la convention ancienne a été dénoncée et qu'aucun accord de substitution n'est conclu dans le délai légal, les salariés présents à la date de la dénonciation conservent, en principe, le niveau de rémunération acquis sur les douze mois antérieurs. Cette garantie porte sur la rémunération, pas sur l'ensemble des avantages conventionnels. Les classifications, les primes de nature conventionnelle non récurrente, les avantages en nature peuvent disparaître. L'anticipation est indispensable pour éviter les contentieux en cascade.

Les clauses contractuelles contraires à la nouvelle convention

Une clause du contrat de travail qui renvoie expressément à l'ancienne convention collective ou qui en reprend les stipulations se contractualise rarement, mais ponctuellement oui. Dans ce cas, la modification suppose un avenant signé par le salarié. En l'absence d'une telle contractualisation, la convention nouvelle s'applique de plein droit sans accord individuel.

Les refus individuels et les ruptures consécutives

Un salarié qui refuse l'application d'un accord de performance collective peut faire l'objet d'un licenciement reposant sur un motif spécifique. Ce licenciement n'est pas un licenciement économique au sens strict, mais il obéit à des règles proches en matière d'indemnisation et il doit respecter les droits fondamentaux. La décision récente de la Cour de cassation sur la conformité de l'accord lui-même rappelle que le juge contrôle en profondeur ce type de rupture, bien au-delà de la seule régularité formelle.

Ce qu'il faut faire maintenant

  • Faire réaliser un diagnostic écrit de la convention collective réellement applicable à votre entreprise, à partir de l'activité principale réelle et non du seul code NAF.
  • Choisir la voie juridique adaptée : régularisation, dénonciation, mise en cause ou accord de performance collective, et formaliser ce choix dans une note de projet.
  • Convoquer le CSE pour information et consultation en lui remettant une étude d'impact chiffrée, et anticiper l'éventuelle expertise.
  • Ouvrir une négociation loyale avec toutes les organisations syndicales représentatives, avec calendrier, propositions et procès-verbaux.
  • Déposer l'accord sur TéléAccords, mettre à jour contrats, bulletins de paie et affichages, et sécuriser la gestion des refus individuels par un avis d'avocat avant toute rupture.

Questions fréquentes

  • Combien de temps dure, en moyenne, une procédure complète de changement de convention collective ?

    Entre dix-huit et vingt-quatre mois pour une opération menée dans de bonnes conditions. Le diagnostic préalable mobilise deux à trois mois. La consultation du CSE, assortie d'une éventuelle expertise, demande deux à quatre mois supplémentaires. La négociation d'un accord de substitution s'étale habituellement sur six à douze mois selon la taille de l'entreprise et la densité des sujets. Les étapes de dépôt, d'information individuelle et de mise à jour de la paie ajoutent encore un à deux mois. Les secteurs soumis à agrément ministériel, comme le médico-social, doivent prévoir un délai additionnel pour l'instruction administrative.

  • L'employeur peut-il changer unilatéralement de convention collective ?

    Non. Un changement de convention collective ne résulte jamais d'une décision unilatérale et discrétionnaire de l'employeur. Soit l'activité réelle de l'entreprise relève objectivement d'une autre convention, et il s'agit d'une régularisation. Soit l'employeur souhaite mettre fin à la convention appliquée, et il doit respecter la procédure de dénonciation, incluant la consultation du CSE, la négociation avec les syndicats et le dépôt administratif. Dans tous les cas, une communication purement interne annonçant un changement, sans procédure, n'a aucune portée juridique et expose l'entreprise à des rappels de salaires.

  • Un salarié peut-il demander à changer de convention collective ?

    Non. La convention collective s'applique à la relation de travail en raison de l'activité principale de l'entreprise. Elle n'est pas un choix personnel du salarié. La Cour de cassation a rappelé, dans une décision du 1er juillet 2026, qu'une convention ne pouvait être écartée au seul motif qu'elle ne convient plus à l'une des parties, sauf à ce qu'une dérogation contractuelle expresse soit autorisée par la convention elle-même. Un salarié qui constate une discordance entre l'activité réelle de son entreprise et la convention appliquée peut en revanche saisir le conseil de prud'hommes pour obtenir le bénéfice de la convention qu'il estime applicable.

  • Que deviennent les avantages acquis lorsque la convention collective change ?

    La situation varie selon la voie juridique empruntée. Lorsqu'un accord de substitution est conclu dans les délais, il règle le sort des avantages et peut en maintenir certains. En l'absence d'accord de substitution, les salariés présents à la date de la dénonciation conservent le niveau de rémunération acquis au cours des douze mois antérieurs. Attention : cette garantie porte sur la rémunération, pas sur l'ensemble des avantages conventionnels. Classifications, primes conventionnelles et avantages en nature peuvent disparaître. Les clauses du contrat de travail qui reprennent expressément les stipulations de l'ancienne convention peuvent, dans certains cas, être considérées comme contractualisées et nécessiter un avenant.

  • Un refus du salarié d'un accord de performance collective entraîne-t-il automatiquement un licenciement ?

    Le refus d'un accord de performance collective peut déboucher sur un licenciement reposant sur un motif spécifique prévu par le Code du travail, mais ce licenciement n'est pas automatique et obéit à un contrôle juridictionnel exigeant. La Cour de cassation a jugé, le 28 mai 2026, qu'un salarié licencié dans ce cadre pouvait contester la conformité de l'accord lui-même aux libertés individuelles et collectives, et que le juge examine la proportionnalité des atteintes au regard des objectifs poursuivis. En pratique, un employeur doit démontrer la réalité des nécessités économiques, la loyauté de la négociation et l'absence d'alternative moins défavorable au salarié.

  • Les établissements médico-sociaux ont-ils des règles particulières pour changer de convention collective ?

    Oui. L'article R314-197 du Code de l'action sociale et des familles soumet à agrément les conventions collectives et accords applicables aux salariés des établissements médico-sociaux financés sur fonds publics. L'article R314-200 pose un cadre spécifique pour les organismes de sécurité sociale, dont les accords restent soumis à agrément dans les conditions prévues au code de la sécurité sociale. Un changement de convention conclu sans cet agrément ne produit pas ses effets à l'égard des financeurs publics, ce qui bloque la revalorisation budgétaire associée. L'anticipation administrative est, dans ce secteur, aussi importante que la négociation sociale elle-même.