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Règlement de succession

Donation d'usufruit à son enfant : le guide étape par étape

Par Maître Valérie Pons-Tomasello · Droit de la famille et des successions11 min de lecture
Sommaire

Transmettre de son vivant à ses enfants sans se dépouiller : c'est la logique de la donation avec démembrement de propriété. Deux schémas existent. Le plus connu consiste à donner la nue-propriété d'un bien tout en conservant l'usufruit, c'est-à-dire le droit d'habiter, de louer ou de percevoir les revenus jusqu'à son décès. Le second, moins fréquent, consiste à donner l'usufruit à son enfant, le parent gardant la nue-propriété. Chaque schéma répond à des objectifs patrimoniaux et fiscaux distincts.

Ce guide traite les deux cas de figure sous un même angle : celui du parent qui veut transmettre à son enfant par un acte de donation démembrée, en articulant si besoin cet acte avec un testament. L'opération engage des sommes importantes, parfois irréversibles. Les étapes qui suivent décrivent le chemin, de la décision patrimoniale à l'enregistrement fiscal, en passant par le choix entre donation simple, donation-partage et donation entre époux. Comptez trois à six mois entre les premières décisions et l'acte notarié.

  1. Étape 1 — Choisir le schéma de démembrement adapté

    Donner la nue-propriété ou l'usufruit : chaque option a sa logique patrimoniale. Le choix dépend de votre âge, de la nature du bien, de votre besoin de revenus et de la situation de votre enfant.

  2. Étape 2 — Évaluer le bien et calculer la valeur de l'usufruit

    La valeur de l'usufruit se calcule à partir du barème fiscal, par tranches de dix ans, selon l'âge de l'usufruitier au jour de la donation. Cette valeur sert d'assiette aux droits de mutation.

  3. Étape 3 — Articuler la donation avec un testament ou une donation entre époux

    La donation démembrée s'inscrit souvent dans une stratégie plus large. Testament, donation entre époux et donation-partage se combinent pour protéger le conjoint sans léser les enfants.

  4. Étape 4 — Passer l'acte chez le notaire

    La donation d'un bien immobilier et toute donation-partage exigent la forme notariée. Le notaire rédige l'acte, calcule les droits et prend en charge l'enregistrement.

  5. Étape 5 — Déclarer et payer les droits de donation

    L'abattement en ligne directe, les tranches du barème progressif et les réductions spécifiques pour donateur jeune déterminent le coût fiscal réel de l'opération.

  6. Étape 6 — Organiser l'après-donation

    Gestion du bien, rapports entre usufruitier et nu-propriétaire, extinction de l'usufruit au décès : la donation n'est pas la fin de l'opération, elle en est le début.

Choisir entre donation de la nue-propriété et donation de l'usufruit à l'enfant

Le réflexe classique consiste à donner la nue-propriété et à conserver l'usufruit. Vous continuez à occuper le bien ou à en percevoir les loyers, votre enfant devient plein propriétaire à votre décès sans droits supplémentaires à acquitter. Ce schéma protège votre train de vie et abaisse l'assiette fiscale de la transmission, puisque les droits ne portent que sur la valeur de la nue-propriété.

La donation d'usufruit à un enfant répond à une autre logique. Vous conservez la nue-propriété d'un bien, et vous donnez à votre enfant le droit d'en percevoir les revenus pendant une durée fixée, soit temporaire (dix ans par exemple), soit viagère. Ce schéma permet de soutenir un enfant étudiant, en reconversion ou dont les revenus sont modestes, en lui transférant par exemple les loyers d'un bien locatif. L'opération peut aussi sortir ces revenus de votre propre base imposable, tant à l'impôt sur le revenu qu'à l'impôt sur la fortune immobilière.

La Cour de cassation a précisé la nature juridique de ces opérations démembrées. Dans un arrêt du 21 octobre 1997, elle a jugé que la donation de la nue-propriété avec réserve d'usufruit s'analyse en une donation à terme de bien présent : le droit du donataire lui est définitivement acquis dès le jour de l'acte, seul son exercice étant différé jusqu'à l'extinction de l'usufruit. Autrement dit, l'enfant est bien propriétaire dès la signature, même s'il ne peut rien faire du bien avant votre décès.

Jurisprudence
Donation en nue-propriété avec réserve d'usufruit : donation à terme de bien présent, le droit étant définitivement acquis au donataire dès la signature de l'acte.

Cass. 1ère civ. — 1997-10-21 — n° 95-19.759

Évaluer le bien et calculer la valeur de l'usufruit transmis à l'enfant

La valeur de l'usufruit se détermine à partir d'un barème fiscal fonction de l'âge de l'usufruitier au jour de la donation. Entre 51 et 60 ans révolus, l'usufruit vaut 50 % de la pleine propriété ; entre 61 et 70 ans, 40 % ; entre 71 et 80 ans, 30 %. Si vous donnez la nue-propriété à votre enfant, les droits ne portent que sur la fraction nue-propriété, soit la différence.

L'évaluation du bien lui-même repose sur sa valeur vénale au jour de la donation. Pour un immeuble, le notaire s'appuie sur des références de marché, parfois une expertise. Sous-évaluer le bien expose à un redressement fiscal, assorti d'intérêts de retard et d'une majoration pour insuffisance de prix. Surévaluer gonfle inutilement les droits à payer. Le juste prix est un enjeu financier direct.

Pour la donation d'un usufruit temporaire, par exemple pendant dix ans, l'évaluation obéit à une règle différente : chaque période de dix ans représente 23 % de la valeur en pleine propriété du bien, sans que la valeur de l'usufruit ne puisse dépasser celle qui résulterait du barème viager. Un usufruit de dix ans sur un appartement valant 300 000 euros est donc évalué à 69 000 euros. C'est cette somme qui sert d'assiette aux droits de donation.

Articuler la donation d'usufruit avec un testament et un dispositif de donation et protection du conjoint

Rares sont les donations démembrées qui vivent seules. La plupart s'inscrivent dans une architecture plus large : testament, donation entre époux, donation-partage. L'enjeu est double : respecter la réserve héréditaire des enfants et protéger le conjoint survivant.

Combiner donation de nue-propriété et testament en faveur du conjoint

Donner la nue-propriété d'un bien à un enfant tout en se réservant l'usufruit laisse ouverte la question du sort de l'usufruit au premier décès. Par défaut, il s'éteint et l'enfant devient plein propriétaire. Si vous souhaitez que votre conjoint continue à bénéficier du bien, un testament ou une donation entre époux peuvent organiser une transmission d'usufruit successif, parfois appelée réversion d'usufruit.

La capacité à recevoir par testament est encadrée. L'article 906 du Code civil prévoit que pour être capable de recevoir par testament, il suffit d'être conçu à l'époque du décès du testateur, la donation ou le testament n'ayant toutefois leur effet que si l'enfant est né viable. Cette règle est utile dans les familles recomposées ou lors d'une grossesse en cours au moment du décès.

Pour être capable de recevoir entre vifs, il suffit d'être conçu au moment de la donation. Pour être capable de recevoir par testament, il suffit d'être conçu à l'époque du décès du testateur. Néanmoins, la donation ou le testament n'auront leur effet qu'autant que l'enfant sera né viable.
Article 906 du Code civil

Préférer la donation-partage pour figer les valeurs

Si vous avez plusieurs enfants, la donation-partage présente un avantage décisif par rapport à la donation simple : les valeurs sont figées au jour de l'acte pour le calcul des rapports successoraux. Avec une donation simple, un bien donné à un enfant doit être réévalué à son prix du jour de l'ouverture de la succession, ce qui crée des déséquilibres parfois massifs entre héritiers si le bien a pris ou perdu de la valeur.

La donation-partage peut inclure un démembrement : vous donnez la nue-propriété de biens différents à chacun de vos enfants, en vous réservant l'usufruit. L'acte vaut partage anticipé et évite les contestations ultérieures entre frères et sœurs, à condition qu'aucun bien, aucune donation antérieure et aucune donation de deniers ne soit oublié. La Cour de cassation l'a rappelé dans un arrêt du 16 décembre 2015 : l'omission dans l'acte de donations antérieures de deniers consenties à un enfant peut vicier le consentement des autres copartageants.

Jurisprudence
L'omission dans un acte de donation-partage de donations antérieures de deniers consenties à un enfant est susceptible de vicier le consentement des copartageants qui en ignoraient l'existence.

Cass. 1ère civ. — 2015-12-16 — n° 14-29.285

Réincorporer une donation antérieure dans une donation-partage

Il est possible de réincorporer dans une donation-partage un bien précédemment donné à un enfant, pour le réattribuer à l'un de ses propres enfants. Cette technique, dite de donation transgénérationnelle, est encadrée fiscalement par l'article 776 A du Code général des impôts. Lorsque le bien réincorporé a été transmis par l'ascendant donateur à son enfant par une donation intervenue moins de quinze ans avant la donation-partage et qu'il est réattribué, les droits acquittés lors de la première donation s'imputent sur ceux dus lors de la donation-partage. Au-delà de quinze ans, le mécanisme d'imputation ne joue plus.

Par exception au deuxième alinéa, lorsque le bien réincorporé a été transmis par l'ascendant donateur à son enfant par une donation intervenue moins de quinze ans avant la donation-partage et qu'il est réattribué [à un petit-enfant], les droits acquittés lors de la première donation à raison du bien réincorporé sont imputés sur les droits dus à raison du même bien lors de la donation-partage.
Article 776 A du Code général des impôts

Passer l'acte de donation d'usufruit à l'enfant chez le notaire

La donation portant sur un bien immobilier doit obligatoirement être reçue par acte notarié. Même pour un bien meuble, la donation-partage impose la forme notariée. Le notaire ne se contente pas de rédiger : il vérifie la capacité des parties, la propriété du bien, l'absence de régime matrimonial contraire, et il procède à l'enregistrement de l'acte auprès de l'administration fiscale.

Le notaire perçoit un émolument proportionnel à la valeur transmise, dont le barème est fixé réglementairement. Pour les donations-partages, l'article A444-68 du Code de commerce précise que l'émolument proportionnel est calculé sur la valeur en pleine propriété, y compris en cas de réserve d'usufruit. Vous payez donc l'émolument comme si vous donniez la pleine propriété, même si fiscalement seule la nue-propriété ou l'usufruit est transmis.

Les donations partages donnent lieu à la perception d'un émolument proportionnel à la valeur en pleine propriété (y compris en cas de réserve d'usufruit) des biens donnés par chaque donateur, y compris les rapports.
Article A444-68 du Code de commerce

Prévoyez les pièces habituelles : pièces d'identité du donateur et du donataire, livret de famille, titre de propriété du bien, dernier avis d'imposition, extraits d'acte de naissance récents, contrat de mariage le cas échéant. Pour un bien locatif, ajoutez le bail en cours et le dernier décompte de loyers. La signature intervient en général six à huit semaines après la demande, le temps que le notaire réunisse les documents et rédige le projet d'acte.

Déclarer et payer les droits de donation d'usufruit à l'enfant

Les droits de donation en ligne directe se calculent après application d'un abattement de 100 000 euros par parent et par enfant, renouvelable tous les quinze ans. Au-delà, un barème progressif s'applique, par tranches, de 5 % à 45 %. L'assiette est la valeur de la nue-propriété ou de l'usufruit selon le schéma retenu, pas la valeur en pleine propriété.

Un dispositif ancien, l'article 790 du Code général des impôts, prévoit une réduction de droits sur certaines donations consenties par un donateur jeune, notamment en ligne directe. L'article vise expressément les donations à l'enfant unique et étend le mécanisme aux donations-partages et aux donations réalisées par un donateur âgé de moins de soixante-cinq ans. Si vous êtes concerné, demandez à votre notaire de simuler l'impact de cette réduction : elle peut représenter plusieurs milliers d'euros économisés.

Les donations effectuées conformément aux dispositions du code civil par deux parents, ou l'un d'entre eux, à leur enfant unique bénéficient des réductions de droits. Les taux prévus pour les donations réalisées par un donateur âgé de moins de soixante-cinq ans s'appliquent aux donations-partages et aux donations.
Article 790 du Code général des impôts

Le paiement des droits incombe en principe au donataire, c'est-à-dire à l'enfant. Vous pouvez toutefois prendre à votre charge les droits sans que ce paiement soit considéré comme une donation supplémentaire : cette tolérance administrative est une facilité souvent utilisée pour que l'enfant ne doive pas puiser dans ses propres ressources. Le notaire centralise le paiement et verse les droits à l'administration fiscale au moment de l'enregistrement.

La capacité à recevoir en ligne directe est en principe sans restriction, mais l'article 908 du Code civil rappelle que les enfants nés hors d'une relation adultérine ne peuvent recevoir au-delà de ce que leur accordent les articles 759 et 760. Cette disposition, résiduelle depuis les réformes successives du droit de la filiation, peut encore trouver application dans des configurations familiales particulières.

Organiser la vie du bien après la donation d'usufruit à l'enfant

La donation signée, les relations entre usufruitier et nu-propriétaire deviennent la question centrale. Qui paie la taxe foncière ? Qui décide des travaux ? Qui perçoit les loyers si le bien est loué ? La loi fixe un cadre, mais une convention d'usufruit annexée à l'acte de donation permet d'ajuster la répartition des charges et des pouvoirs à votre situation.

En règle générale, l'usufruitier supporte les charges courantes et les réparations d'entretien ; le nu-propriétaire supporte les grosses réparations définies à l'article 606 du Code civil (gros murs, voûtes, poutres, couvertures entières). La taxe foncière est à la charge de l'usufruitier. Si l'usufruit a été donné à votre enfant, c'est donc votre enfant qui doit s'acquitter de la taxe foncière et des travaux courants. Prévoyez ce point avec lui, surtout s'il est jeune ou en situation financière fragile.

L'extinction de l'usufruit intervient au décès de l'usufruitier (usufruit viager) ou à l'arrivée du terme fixé (usufruit temporaire). Dans les deux cas, le nu-propriétaire récupère la pleine propriété sans droits à payer : c'est l'un des atouts majeurs du démembrement. Si vous avez donné la nue-propriété à votre enfant et conservé l'usufruit, il devient donc plein propriétaire à votre décès, sans fiscalité supplémentaire. Si vous avez donné l'usufruit temporaire à votre enfant, vous récupérez la pleine propriété au terme.

Ce qu'il faut faire maintenant

  • Dresser l'inventaire complet du patrimoine à transmettre et identifier les biens pour lesquels un démembrement est pertinent.
  • Calculer la valeur fiscale de l'usufruit et de la nue-propriété selon votre âge, pour chiffrer approximativement les droits à payer.
  • Vérifier la date de la dernière donation faite à chaque enfant : l'abattement de 100 000 euros se reconstitue tous les quinze ans, et le compteur n'est jamais le même pour chaque enfant.
  • Lister les donations de deniers déjà consenties à chaque enfant, pour les intégrer honnêtement à l'acte si vous optez pour une donation-partage.
  • Prendre rendez-vous avec un notaire au moins trois mois avant la date de signature souhaitée, en apportant les titres de propriété et un relevé de patrimoine à jour.

Questions fréquentes

  • Quelle différence entre donner la nue-propriété ou donner l'usufruit à son enfant ?

    Donner la nue-propriété signifie que votre enfant devient titulaire du droit de disposer du bien à votre décès, mais vous conservez le droit de l'occuper ou d'en percevoir les revenus pendant votre vie. Donner l'usufruit, à l'inverse, signifie que votre enfant perçoit les revenus ou habite le bien pendant une durée fixée, viagère ou temporaire, pendant que vous restez nu-propriétaire. Les deux schémas répondent à des objectifs différents : transmettre à terme sans se dépouiller dans le premier cas, soutenir financièrement l'enfant ou alléger votre fiscalité dans le second. Le choix dépend de votre âge, de la nature du bien et de vos besoins de revenus.

  • La donation d'usufruit à un enfant est-elle imposable ?

    Oui, la donation d'usufruit est soumise aux droits de donation en ligne directe. L'assiette taxable est la valeur fiscale de l'usufruit, calculée selon le barème de l'article 669 du Code général des impôts pour un usufruit viager, ou à 23 % de la valeur en pleine propriété par tranche de dix ans pour un usufruit temporaire. L'abattement de 100 000 euros par parent et par enfant, renouvelable tous les quinze ans, s'applique ensuite. Au-delà, le barème progressif des droits de donation en ligne directe s'applique, de 5 % à 45 % selon les tranches.

  • Peut-on révoquer une donation d'usufruit à son enfant ?

    Une donation est en principe irrévocable. Les cas de révocation sont limitativement énumérés par le Code civil : inexécution des charges imposées, ingratitude (notamment violence sur le donateur, injures graves, refus d'aliments), survenance d'enfant pour certaines donations antérieures. En dehors de ces hypothèses, il est impossible de revenir sur l'acte. C'est pourquoi la décision doit être mûrement réfléchie : une donation signée engage le donateur même en cas de brouille familiale ultérieure, même si l'enfant se révèle incapable de gérer le bien, et même si votre situation financière se dégrade.

  • Faut-il préférer la donation simple ou la donation-partage ?

    La donation-partage présente un avantage décisif lorsque vous avez plusieurs enfants : les valeurs sont figées au jour de l'acte pour le calcul des rapports successoraux. Avec une donation simple, un bien donné doit être réévalué au jour de l'ouverture de votre succession, ce qui crée des déséquilibres parfois majeurs si le bien a pris ou perdu de la valeur. La donation-partage évite les contestations entre héritiers. Elle impose en revanche la forme notariée et le respect scrupuleux de l'égalité ou de la quotité disponible. Si vous n'avez qu'un enfant, la donation simple suffit, mais la donation-partage reste possible et présente alors essentiellement un intérêt fiscal.

  • Que devient l'usufruit donné à un enfant à son décès ?

    Si l'usufruit donné est viager et que votre enfant décède avant vous, l'usufruit s'éteint et vous retrouvez automatiquement la pleine propriété, sans droits à payer. L'usufruit ne se transmet pas aux héritiers de l'enfant. Si l'usufruit est temporaire et que votre enfant décède avant le terme, l'usufruit s'éteint également et vous récupérez la pleine propriété. Cette extinction automatique est l'une des caractéristiques du démembrement : l'usufruit étant un droit viager par nature, il disparaît avec son titulaire. Les héritiers de l'enfant ne peuvent prétendre à aucun droit sur l'usufruit.

  • Combien coûte une donation d'usufruit chez le notaire ?

    Le coût se décompose en trois éléments. Les émoluments du notaire, calculés sur la valeur en pleine propriété du bien selon le barème réglementé fixé par le Code de commerce. Les droits de donation, perçus par l'État après abattement de 100 000 euros par parent et par enfant, selon le barème progressif en ligne directe. Pour un bien immobilier, s'ajoutent les frais de publication au service de publicité foncière, soit environ 0,715 % de la valeur. Au total, l'addition dépasse souvent 10 % de la valeur transmise après abattements. Demandez un chiffrage précis à votre notaire avant toute décision.