Liste des exploitations agricoles en redressement judiciaire dans la Manche (50) : comment la consulter
Sommaire
- Comprendre le redressement judiciaire appliqué aux exploitations agricoles du département 50
- Identifier la juridiction compétente pour les procédures collectives agricoles dans la Manche
- Consulter le BODACC pour obtenir la liste des exploitations agricoles en redressement judiciaire du 50
- Interroger le greffe du tribunal judiciaire pour compléter la liste des procédures collectives agricoles
- Vérifier les informations et suivre le calendrier des procédures collectives dans le 50
- Décider de la conduite à tenir selon votre profil
Dans la Manche, département sous le code 50, l'agriculture reste un pilier économique. Les exploitations laitières, maraîchères et céréalières y font face à des tensions structurelles : prix, endettement, transmission difficile, aléas climatiques et sanitaires. Chaque année, certaines basculent en procédure collective, en particulier en redressement judiciaire.
Vous cherchez la liste des exploitations agricoles en redressement judiciaire dans le département 50 pour une raison précise. Vous êtes créancier d'un exploitant en difficulté. Vous envisagez de reprendre un fonds ou du foncier. Vous surveillez la santé économique d'une filière. Ou vous êtes vous-même exploitant et cherchez à comprendre comment votre nom peut apparaître dans ces publications.
Cette information est publique, mais elle n'est pas centralisée dans un annuaire unique estampillé « Manche ». Elle se reconstitue à partir de plusieurs sources officielles : le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC), le greffe du tribunal judiciaire territorialement compétent, Infogreffe, et les journaux d'annonces légales du département. Chacune apporte une pièce du puzzle.
Ce guide vous détaille la démarche étape par étape : identifier la juridiction compétente, interroger les registres publics, comprendre le calendrier procédural, et décider de la conduite à tenir selon votre profil. Comptez une à deux heures pour une consultation exhaustive, gratuite pour l'essentiel, quelques euros pour les extraits de jugement délivrés par le greffe.
Étape 1 — Identifier la juridiction compétente
Repérer le tribunal judiciaire compétent pour les exploitations agricoles de la Manche (Coutances ou Cherbourg-en-Cotentin) : c'est là que sont ouvertes et suivies les procédures.
Étape 2 — Consulter le BODACC filtré sur le 50
Utiliser la recherche avancée du BODACC pour extraire les décisions d'ouverture de redressement judiciaire publiées pour le département de la Manche, puis isoler les débiteurs à activité agricole.
Étape 3 — Interroger le greffe du tribunal
Demander au greffe des procédures collectives le jugement d'ouverture, l'inventaire, la liste des créances déclarées et l'état des offres de reprise sur les dossiers identifiés.
Étape 4 — Croiser avec Infogreffe et les annonces légales
Vérifier via Infogreffe pour les exploitations sous forme sociétaire inscrites au RCS et consulter les journaux d'annonces légales de la Manche pour compléter la liste.
Étape 5 — Décider selon votre profil
Créancier, repreneur ou exploitant : chaque profil déclenche une action différente et des délais impératifs, à commencer par les deux mois de déclaration des créances.
Comprendre le redressement judiciaire appliqué aux exploitations agricoles du département 50
Le redressement judiciaire n'est pas réservé aux commerçants. Il s'applique aux exploitants agricoles dans les mêmes conditions qu'aux entreprises commerciales. L'article L351-8 du Code rural et de la pêche maritime pose le principe : les dispositions du livre VI du Code de commerce, celles qui régissent la sauvegarde, le redressement et la liquidation judiciaires, s'appliquent à toute personne exerçant une activité agricole au sens de l'article L311-1 du même code.
Les dispositions du livre VI du code de commerce relatives aux procédures de sauvegarde, de redressement judiciaire et de liquidation judiciaire sont applicables à toute personne exerçant des activités agricoles au sens de l'article L. 311-1.
L'article L631-2 du Code de commerce confirme cette applicabilité côté droit commercial. Le redressement judiciaire vise l'exploitant, personne physique ou personne morale (SCEA, EARL, GAEC, SCA), en état de cessation des paiements, c'est-à-dire dans l'impossibilité de faire face au passif exigible avec son actif disponible. Le tribunal ouvre alors une période d'observation destinée à établir un diagnostic et, si l'entreprise est viable, à arrêter un plan de redressement.
La procédure de redressement judiciaire est applicable à toute personne exerçant une activité commerciale, artisanale ou une activité agricole définie à l'article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime.
Pour la Manche, quelques repères. Le département compte plusieurs milliers d'exploitations, dominées par l'élevage bovin lait et viande. Les défaillances y suivent la conjoncture laitière, les crises sanitaires, les tensions sur le foncier et la démographie agricole. Chaque procédure fait l'objet d'une publication officielle, ce qui rend la liste consultable, même si elle demande un effort d'agrégation entre sources.
Identifier la juridiction compétente pour les procédures collectives agricoles dans la Manche
L'exploitation agricole ne relève pas du tribunal de commerce. Elle relève du tribunal judiciaire. Cette règle de compétence est essentielle pour identifier le bon greffe et retrouver les décisions d'ouverture. Elle explique aussi pourquoi certaines bases de données commerciales (portail national des greffes des tribunaux de commerce) ne remontent pas les dossiers agricoles.
L'article R213-3 du Code de l'organisation judiciaire fixe la règle : le président du tribunal judiciaire connaît du règlement amiable, du redressement et de la liquidation judiciaires des exploitations agricoles.
Le président du tribunal judiciaire connaît du règlement amiable, du redressement et de la liquidation judiciaires des exploitations agricoles dans les cas et conditions prévus par les articles L. 351 et suivants du code rural et de la pêche maritime.
Coutances ou Cherbourg-en-Cotentin : quelle compétence territoriale
Dans la Manche, deux tribunaux judiciaires se partagent le territoire : celui de Coutances et celui de Cherbourg-en-Cotentin. La compétence territoriale se détermine par le siège de l'exploitation, ou, pour l'exploitant personne physique, par le lieu où il exerce son activité à titre principal. Pour une exploitation située dans le nord Cotentin, c'est Cherbourg-en-Cotentin. Pour le centre et le sud du département (Saint-Lô, Coutances, Avranches), c'est Coutances.
Le tribunal saisi désigne, en application de l'article L631-7 du Code de commerce, les organes de la procédure : administrateur judiciaire (quand un est nommé), mandataire judiciaire, juge-commissaire. Ces informations figurent au jugement d'ouverture et sont reprises dans l'annonce BODACC.
Les articles L. 621-1, L. 621-2 et L. 621-3 sont applicables à la procédure de redressement judiciaire. Il statue ensuite, dans la même décision, sur la demande de redressement judiciaire et, le cas échéant, sur l'ouverture d'une procédure de liquidation judiciaire.
Ce point sert votre lecture des annonces. Une publication BODACC mentionne toujours le tribunal ayant statué. Vous saurez immédiatement s'il s'agit d'une exploitation agricole (tribunal judiciaire) ou d'une entreprise agroalimentaire non-agricole (tribunal de commerce), et vous éviterez de mélanger les deux périmètres.
Consulter le BODACC pour obtenir la liste des exploitations agricoles en redressement judiciaire du 50
Le BODACC est la source primaire. Il publie chaque jour les décisions des tribunaux relatives aux procédures collectives : ouverture, plan de continuation, cession, liquidation, clôture. La consultation est gratuite sur bodacc.fr. C'est le seul point d'entrée officiel qui centralise, pour tout le territoire, les publications de procédures collectives.
Pour extraire la liste des exploitations agricoles en redressement judiciaire du département 50, la démarche opérationnelle suit un ordre précis.
Ouvrez la recherche avancée du site BODACC. Sélectionnez le filtre « Département » sur Manche (50). Sélectionnez le filtre « Type d'annonce » sur Procédures collectives, puis Ouverture de procédure de redressement judiciaire. Choisissez la période qui vous intéresse (douze derniers mois, année civile, période libre). Filtrez enfin par activité, soit par code NAF agricole (division 01 pour la culture et la production animale), soit en ouvrant chaque résultat pour vérifier la nature agricole du débiteur.
Chaque annonce comprend : la dénomination du débiteur, son adresse, l'activité, le tribunal, la date du jugement d'ouverture, l'identité des mandataires désignés, la date de cessation des paiements retenue, et surtout la date limite de déclaration des créances. Cette date limite court sur deux mois à compter de la publication au BODACC pour les créanciers résidant en France métropolitaine.
Cette date est capitale si vous êtes créancier. Passé le délai, la créance est frappée d'inopposabilité à la procédure, sauf à obtenir un relevé de forclusion, mesure exceptionnelle enfermée dans des conditions strictes. Le juge n'accorde le relevé qu'à celui qui prouve que sa défaillance n'est pas due à son fait.
Interroger le greffe du tribunal judiciaire pour compléter la liste des procédures collectives agricoles
Le BODACC donne la publication officielle. Le greffe donne le dossier. Pour aller au-delà de l'annonce et consulter le jugement d'ouverture, l'inventaire, la liste des créances déclarées, l'état des offres de reprise, il faut s'adresser au greffe du tribunal judiciaire ayant statué.
Deux modalités pratiques existent. Sur place, au greffe des procédures collectives du tribunal (Coutances ou Cherbourg-en-Cotentin selon la localisation de l'exploitation), certains dossiers sont librement consultables par les parties, d'autres sur autorisation du juge-commissaire pour les tiers. Par écrit, vous pouvez demander un extrait ou une copie du jugement d'ouverture, moyennant paiement des frais de greffe (quelques euros par copie certifiée).
L'article L631-22 du Code de commerce prévoit que, si l'arrêté d'un plan de redressement ne peut être obtenu, le tribunal prononce la liquidation judiciaire. Le greffe conserve la trace de chaque étape : bascule en liquidation, arrêt d'un plan, cession totale ou partielle ordonnée. Ces informations, croisées avec les publications BODACC ultérieures, dessinent le statut actuel de chaque procédure.
Lorsque la cession totale ou partielle a été ordonnée en application du premier alinéa, la procédure est poursuivie dans les limites prévues par l'article L. 621-3. Si l'arrêté d'un plan de redressement ne peut être obtenu, le tribunal prononce la liquidation judiciaire et met fin à la période d'observation ainsi qu'à la mission de l'administrateur.
L'arrêt rendu à propos d'une société civile d'exploitation agricole mise en redressement judiciaire en octobre 2021 rappelle que le contentieux post-ouverture (contestation d'actes de gestion, admission des créances, arrêt du plan) alimente une part importante du contentieux agricole devant la Cour de cassation. Consulter les décisions publiques permet, sur les dossiers d'ampleur, d'anticiper l'issue probable d'une procédure encore en cours.
Cour de cassation — 2025-09-10 — n° 24-18.415
Cette étape prend son sens quand vous avez identifié dans le BODACC une exploitation qui vous intéresse et que vous voulez aller plus loin : mesurer le passif déclaré, connaître le calendrier de la période d'observation, savoir si des offres de reprise ont déjà été déposées, apprécier la solvabilité potentielle du plan.
Vérifier les informations et suivre le calendrier des procédures collectives dans le 50
Trois outils complémentaires permettent de vérifier et d'actualiser votre liste, en s'appuyant sur ce que le BODACC et le greffe ont publié.
Infogreffe (infogreffe.fr) publie les extraits Kbis et les mentions relatives aux procédures collectives pour les personnes morales inscrites au registre du commerce et des sociétés. Une partie des exploitations agricoles sous forme sociétaire (SCEA, EARL constituées en société commerciale, holdings agricoles) y figure. Les exploitants individuels non-inscrits au RCS et les sociétés civiles pures n'y apparaissent pas : Infogreffe est donc utile en complément, jamais en substitut du BODACC.
Le portail national des greffes des tribunaux de commerce ne couvre pas les exploitations agricoles, qui relèvent du tribunal judiciaire. Pour la Manche comme ailleurs, il n'apporte rien sur ce périmètre spécifique et ne doit pas être confondu avec les sources compétentes.
Les journaux d'annonces légales du département (Ouest-France Manche, La Manche Libre, La Presse de la Manche dans leurs éditions dédiées aux annonces) reproduisent une partie des publications BODACC et publient parfois des annonces judiciaires locales complémentaires. Ils servent utilement en vérification croisée, notamment pour repérer les cessions ordonnées et les appels d'offres de reprise.
Le calendrier type d'un redressement judiciaire agricole
Après le jugement d'ouverture, la période d'observation dure six mois, renouvelable une fois par décision motivée, avec une prolongation exceptionnelle possible à la demande du procureur de la République, soit dix-huit mois maximum. À l'issue, trois issues possibles : plan de redressement arrêté (l'exploitation continue selon un échelonnement du passif), cession totale ou partielle ordonnée au profit d'un repreneur, ou liquidation judiciaire prononcée. Chaque événement fait l'objet d'une nouvelle publication BODACC.
Décider de la conduite à tenir selon votre profil
La liste consultée n'est pas une fin en soi. Elle sert à une action. Cette action varie selon votre position vis-à-vis de l'exploitation identifiée, et le délai qui vous reste pour l'accomplir n'est pas le même.
Si vous êtes créancier de l'exploitation agricole en redressement
Vous devez déclarer votre créance au mandataire judiciaire dans les deux mois qui suivent la publication au BODACC. La déclaration se fait par courrier recommandé ou via un portail dédié, en joignant les justificatifs (facture impayée, contrat, décompte d'intérêts, éventuel titre exécutoire). L'oubli entraîne l'inopposabilité de la créance au plan de redressement, ce qui revient en pratique à un abandon de la somme.
Si vous envisagez de reprendre l'exploitation
La procédure de redressement permet le dépôt d'offres de reprise pendant la période d'observation. L'offre s'adresse à l'administrateur judiciaire, avec cahier des charges : activité maintenue, salariés repris, prix proposé, garanties financières. Le tribunal sélectionne l'offre qu'il juge la meilleure au regard des critères posés par la loi (maintien de l'emploi, apurement du passif, pérennité de l'activité), en application notamment de l'article L631-22 du Code de commerce.
Si vous êtes vous-même l'exploitant concerné
Votre nom peut figurer légitimement dans une liste BODACC parce que vous avez sollicité vous-même l'ouverture de la procédure (démarche recommandée dès la cessation des paiements). La saisine peut aussi émaner d'un créancier impayé ou du procureur de la République. Dans les deux cas, une réaction immédiate s'impose : rendez-vous avec un avocat en procédures collectives, avec votre expert-comptable, avec la MSA pour vos cotisations sociales, et le cas échéant avec un CGP pour arbitrer votre patrimoine personnel si vous exercez en nom propre.
Ce qu'il faut faire maintenant
- Ouvrir bodacc.fr, filtrer par département Manche (50) et type d'annonce « ouverture de procédure de redressement judiciaire » sur la période qui vous intéresse.
- Isoler les débiteurs à activité agricole via le code NAF (division 01) ou la forme sociale (SCEA, EARL, GAEC, SCA).
- Noter la date de publication BODACC pour chaque annonce retenue : elle déclenche le délai de deux mois pour déclarer une créance.
- Contacter le greffe du tribunal judiciaire compétent (Coutances ou Cherbourg-en-Cotentin) pour obtenir copie du jugement d'ouverture et connaître le calendrier de la procédure.
- Selon votre profil, saisir sans délai le mandataire judiciaire (créancier), l'administrateur judiciaire (repreneur) ou un avocat en procédures collectives (exploitant).
Questions fréquentes
Où trouver gratuitement la liste des exploitations agricoles en redressement judiciaire dans le département 50 ?
La source gratuite et officielle est le BODACC (bodacc.fr). Utilisez la recherche avancée en filtrant sur le département Manche (50) et le type d'annonce « ouverture de procédure de redressement judiciaire ». Le tri des débiteurs agricoles se fait ensuite manuellement, à partir du code NAF (division 01) ou de la forme sociale (SCEA, EARL, GAEC, SCA). Infogreffe complète pour les exploitations sous forme sociétaire inscrites au RCS, et les journaux d'annonces légales de la Manche apportent une vérification croisée. Aucun annuaire tiers ne fait autorité à la place de ces sources officielles.
Quelle différence entre redressement judiciaire agricole et règlement amiable agricole ?
Le redressement judiciaire est une procédure ouverte par jugement, publiée au BODACC, en cas de cessation des paiements. Le livre VI du Code de commerce s'y applique par renvoi de l'article L351-8 du Code rural. Le règlement amiable agricole est une procédure spécifique et confidentielle du Code rural, ouverte en amont, quand les difficultés n'ont pas encore franchi le seuil de la cessation des paiements. Il ne fait pas l'objet d'une publication BODACC. Une exploitation en règlement amiable n'apparaîtra donc pas dans la liste que vous consultez.
Le tribunal de commerce est-il compétent pour les exploitations agricoles de la Manche ?
Non. L'article R213-3 du Code de l'organisation judiciaire confie la compétence au président du tribunal judiciaire pour le règlement amiable, le redressement et la liquidation judiciaires des exploitations agricoles. Dans la Manche, il s'agit du tribunal judiciaire de Coutances ou de celui de Cherbourg-en-Cotentin selon la localisation de l'exploitation. Les portails d'information dédiés aux tribunaux de commerce ne remontent donc pas les procédures collectives agricoles du département : il faut passer par le BODACC et le greffe du tribunal judiciaire compétent.
Combien de temps une exploitation agricole reste-t-elle en redressement judiciaire ?
La période d'observation dure six mois, renouvelable une fois par décision motivée, avec une prolongation exceptionnelle possible à la demande du procureur de la République, soit dix-huit mois maximum. À l'issue, le tribunal arrête un plan de redressement (durée pouvant aller jusqu'à dix ans, souvent sept pour les exploitants agricoles), ordonne une cession, ou prononce la liquidation judiciaire en application de l'article L631-22 du Code de commerce. Une exploitation peut donc rester « en redressement » plusieurs mois avant que la liste ne s'actualise avec un plan homologué ou une bascule en liquidation.
Puis-je racheter une exploitation agricole en redressement judiciaire dans la Manche ?
Oui. La procédure de redressement autorise le dépôt d'offres de reprise pendant la période d'observation. L'offre s'adresse à l'administrateur judiciaire désigné par le tribunal, avec un cahier des charges précis : activité maintenue, salariés repris, prix proposé, garanties de financement. Le tribunal sélectionne l'offre au regard du maintien de l'emploi, de l'apurement du passif et de la pérennité de l'activité. La reprise d'une exploitation agricole soulève par ailleurs des questions spécifiques (baux ruraux, droits à paiement de base, quotas, capacité professionnelle) qui rendent utile l'appui d'un avocat spécialisé et d'un expert-comptable rural.
Comment déclarer une créance sur une exploitation agricole en redressement dans le 50 ?
La déclaration s'adresse au mandataire judiciaire désigné par le tribunal (identité indiquée dans l'annonce BODACC). Elle se fait par courrier recommandé avec accusé de réception, ou via le portail Créancier en ligne, dans un délai de deux mois à compter de la publication au BODACC pour les créanciers résidant en France métropolitaine (quatre mois pour ceux qui résident à l'étranger). Elle comprend : le montant de la créance, sa nature (privilégiée, chirographaire), les justificatifs (facture, contrat, titre exécutoire) et, le cas échéant, l'origine du privilège invoqué. Passé le délai, la créance devient inopposable à la procédure sauf relevé de forclusion accordé par le juge-commissaire.